Au Japon, des sportives de seconde zone

Une récente mésaventure impliquant l'équipe féminine japonaise de football met en lumière la différence de traitement entre les sportifs et les sportives au Pays du soleil levant.

Le sport est ingrat, et les fédérations le sont plus encore. C'est ce que les footballeuses japonaises ont appris à leurs dépens, en prenant l'avion pour rejoindre Londres et les Jeux olympiques. Les héroïnes de la Nadeshiko, célébrées l'année dernière pour leur incroyable victoire en finale de la Coupe du monde, ont eu la désagréable surprise de se retrouver dans la classe économie de l'avion qui les emmenait vers la compétition. En ces temps de crise, c'est plutôt compréhensible, voire louable de la part du comité olympique japonais de vouloir ainsi épargner le portefeuille des contribuables.

Sauf que... A l'avant de l'appareil, bien calés dans des sièges confortables et sirotant du champagne, les footballeurs masculins voyageaient, eux, en classe affaire. Une différence de traitement incompréhensible, d'autant que l'équipe masculine n'a jamais dépassé les quarts de finale d'une Coupe du monde.

De quoi rendre furieuses les sportives japonaises, qui ont émis des protestations auprès de l'encadrement. La joueuse star, Homare Sawa, explique ainsi au Guardian que "cela aurait dû être l'inverse. Et après tout, nous sommes plus âgées qu'eux". Réponse embarrassée de la fédération japonaise de foot : le football féminin n'est pas un sport professionnel, contrairement au foot masculin. D'où les deux poids, deux mesures.

Un sport féminin : la danse

Cette aberration illustre les différences qui subsistent encore dans l'archipel entre les sportifs des deux sexes. Si les sportifs hommes sont reconnus et respectés depuis des décennies, les sportives, elles, ont eu toutes les peines du monde à obtenir la reconnaissance de leur statut d'athlète.

Même si les femmes commencent à faire un peu de gymnastique d'entretien sous l'ère Meiji, le seul sport féminin vraiment accepté au Japon reste la danse. Et les femmes qui pratiquent des activités sportives sont régulièrement moquées, voire critiquées, car elles portent atteinte à l'image de douceur qui doit être celle de la femme.

Et il faudra attendre 1996, et la coureuse Yuko Arimori, pour voir la professionnalisation du sport féminin dans l'archipel nippon. Jusqu'à présent, le statut d'amateur mettait les femmes à la merci du Comité olympique japonais, qui possédait leur image et les droits en découlant.

Cette émancipation facilite la vie des sportives, mais ne suffit pas à leur donner une place sur le devant de la scène. Au Japon (comme, finalement, dans beaucoup de pays du monde, y compris occidentaux), le sport féminin est toujours pris de haut, avec condescendance. Les superstars du sport de l'archipel sont des joueurs de baseball, des footballeurs, des judokas. Mais pas leurs équivalents féminins.

Moisson de médailles

On avait pourtant cru assister à un tournant après l'époustouflante victoire de la Nadeshiko, qui avait remonté le moral du pays, au plus bas après la triple catastrophe du 11 mars 2011. Mais l'enthousiasme patriotique a fait long feu. Les sportives japonaises sont revenues au rang qui, selon leurs compatriotes, doit être le leur. En attendant, pour les plus radicaux, de les renvoyer à leur cuisine...

Seul espoir de faire évoluer les choses : une moisson de médailles des athlètes femmes. Car, après tout, comme le résume Homare Sawa, élue meilleure joueuse du monde par la FIFA en 2011 : "quand nous avons remporté la Coupe du monde, nous avons eu le droit de rentrer en classe affaire. J'espère que si nous pouvons obtenir à nouveau un bon résultat, nous serons traitées de la même manière".

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Portrait de TVIP

Article qui exagère un peu le cliché. Ces dernières années on n'arrête pas de voir des athlètes féminines portées aux nues, golf, ping pong, volley, foot, patinage, athlétisme, natation, judo.... certes les contrats ne sont pas les mêmes que dans le sport masculin mais comme partout. De là à dire qu'elles n'ont pas de place au devant de la scène.

Après tout dépend des fédérations comme expliqué dans l'article. Si c'est seulement le comité Olympique qui prend en charge le déplacement des sportifs il y a en effet de quoi râler. Si la fédération de foot féminin doit participer on ne parle pas des mêmes budgets que dans le foot masculin. Les moyens investis ne sont donc pas les mêmes. En matière d'image ce n'est pas la même chose non plus. Les hommes ont beau ne pas avoir de résultats au top comme les femmes ils font partis du sport business, vendent leur image, évoluent dans les championnats prestigieux à l'étranger....pendant que le foot féminin reste amateur.

En bref on a plus ici une application à froid du système au niveau business qu'une discrimination car ce sont des femmes. D'ailleurs si on veut râler sur ce point quelle idée déjà de prendre et d'accepter un nom à si forte connotation et tellement hors sujet pour une équipe de foot.



Portrait de bulgogi

Tu as tort, c'est scandaleux cette histoire d'avion !



Portrait de Nikki

Les tags : "Discrimination football JO sexisme Sport"

C'est bien, ce n'est pas orienté au moins. On a l'impression de lire un tract du Mouvement des Jeunesses Socialistes.

Pas étonnant que la qualité de ce site se soit effondrée en l'espace de deux années, alors que déjà au départ il n'était pas fabuleux...



Portrait de Michix

"Les tags : "Discrimination football JO sexisme Sport"
C'est bien, ce n'est pas orienté au moins" : tu aurais voulu quoi, que l'article glorifie la discrimination et le sexisme ?



Portrait de Nikki

C'est déjà posé un cadre préalable pour une discussion, selon des présupposés idéologiques. Et c'est vrai par ailleurs pour tous les sites "aujourd'hui le monde", actualité systématiquement négative, polémique, partisane. Ce qui n'est pas sans interroger.



Portrait de achan

Ce qui n'est pas sans interroger, c'est ta capacité a systématiquement cracher dans la soupe. Un site sur lequel tu reviens toujours inlassablement, et toujours pour t'en plaindre...

Contra negantem principia non est disputandum.



Portrait de achan

http://www.metro.us/newyork/international/article/1148979

un article un peu plus léger sur les même thèmes. Je m'excuse par avance de ses présupposés idéologiques insupportablement socialo-communistes bien pensant bobo de la pensée unique.

Contra negantem principia non est disputandum.



Portrait de Michix

@achan.
Merci pour le lien



Portrait de TVIP

En ce moment les gens sont déçus à Londres car il fait froid et les joueuses de beach volley jouent donc complètement couvertes. C'est la 1ère remarque qu'il leur est venue à l'esprit. Aucun mot sur l'impact sur le jeu, ce que ça change niveau tactiques et risques. Et ils auraient aussi pu en profiter pour parler du règlement qui n'oblige pas à porter des mini tenues.



Portrait de akamame

Attention à ne pas extrapoler vers d'autres sports et le féminisme !!!!
Il en était de même au début du XXème sicèle en France où le fondateur des JO, Pierre de Coubertin était contre la participation des femmes.
Certaines disciplines aujourd'hui comme la gymnastique, le patinage artistique, les courses de fond...sont respectées de la société japonaise.
Des sportives telles que la judokate Ryoko Tani ainsi que la patineuse Mao Asada sont de véritables icônes dans leur pays !



Portrait de Michix

"Les superstars du sport de l'archipel sont des joueurs de baseball, des footballeurs, des judokas. Mais pas leurs équivalents féminins" : on pourrait dire exactement la même chose pour d'autres pays que le Japon ce que l'article reconnaît d'ailleurs implicitement "au Japon (comme, finalement, dans beaucoup de pays du monde, y compris occidentaux), le sport féminin est toujours pris de haut, avec condescendance."
Comme d'autres messages l'ont déjà rappelé on voit régulièrement depuis quelques années des athlètes féminines portées aux nues et devenues de véritables stars au Japon. OK la notoriété (et les revenus qui vont avec) n'est pas la même que celle des athlètes masculins mais comment était-ce il y a 20 ans ? Y aurait-il une tendance vers plus de reconnaissance ?



Portrait de Nikki

"Ce qui n'est pas sans interroger, c'est ta capacité a systématiquement cracher dans la soupe. Un site sur lequel tu reviens toujours inlassablement, et toujours pour t'en plaindre..."

Tiens la milice, je me demandais quand elle interviendrait pour rétablir l'ordre.

J'interviens sur un site non pas pour me divertir mais pour, dans la partie commentaire, commenter précisément sur le contenu d'un article qui se veut "informatif". À mes yeux il n'informe pas mais fait l'inverse.



Portrait de aristide71
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Oui et non... les publicités à la télé japonaise sont accaparées par les sportives - et non par les sportifs et pas seulement pour vendre des produits de beauté, loin de là. Dans les émissions aussi, les femmes sont également largement présentes contrairement à leurs homologues masculins. Même la championne olympique d'haltérophilie, sport pourtant non-féminin par excellence, est présente sur tous les plateaux ! littéralement adulée ! Recemment, un show télé a même mis en compétition justement les footbaleurs et les footbaleuses des équipes nationales nippones et les filles, qui ont gagné, ont été largement mises à l'honneur. Alors il y a certes des comportements encore douteux, mais c'est loin d'être une généralité.



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