Ce que les autorités japonaises savaient sur les risques de tsunami à Fukushima

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Un rapport confié aux autorités japonaises quatre jours avant la catastrophe du 11 mars envisageait la possibilité d'un tsunami assez important pour endommager la centrale, rapporte le Washington Post.

Plus grave, ce document fait référence à des études publiées dès 2009 qui alertent sur la possibilité d'une catastrophe d'envergure. Ce n'est qu'à la présentation du document par TEPCO à l’Agence japonaise de sureté nucléaire (NISA), le 7 mars 2011, que les autorités envisagent une évaluation complète des risques... mais pas avant 7 mois.

Associated Press s'est procurée ce document d’information qui suggère que la centrale, conçue pour affronter un tsunami de 6 mètres pourrait être confrontée à une vague plus grande, de l'ordre de 10 mètres. Celle qui s'est abattue sur elle le 11 mars 2011 mesurait 14 mètres.

Le rapport fait référence à des recherches menées par l’Institut national de Science et technologie en 2010 qui envisagent cette possibilité et prédisent que 2 à 3 ans seraient nécessaires pour réexaminer les risques potentiels de tsunami.

Un des auteurs de cette étude précise à AP qu'à cette époque, le risque est déjà "évident" : « Les études sur un tsunami à Fukushima étaient claires, bien avant mes recherches », explique Yuichi Namegaya. Parmi les travaux qui évoquent ce risque, ceux de Yukinobu Okamura. Dès 2009, ce spécialiste des tsunami met en garde l'autorité de régulation et se réfère à Jogan, une vague dévastatrice qui avait frappé le nord-est de l’archipel au 9e siècle.

Beaucoup d'études laissaient donc penser que la région n’était pas à l’abri d’une nouvelle catastrophe. Masaru Kobayashi, l’ancien responsable de la NISA explique lui n'avoir pris connaissance de ces riques que le jour de la réunion du 7 mars. « Je leur ai dit qu’une réponse rapide était nécessaire, si ces données étaient vraies ».

Et pourtant, même ce jour là, alors que les données sont disponibles depuis une vingtaine de mois, le gouvernement n’a pas ordonné d’action immédiate. A l'issu de la réunion, «aucune décision » n'a été prise, rapporte un porte-parole de TEPCO.

« S’ils avaient pris une décision plus tôt, ils auraient pu être préparé au 11 mars » résume Hideyuki Hirakawa, expert en science à l’université d’Osaka » ajoutant « il n’y a absolument rien que l'on puisse faire en quatre jours".

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Portrait de luinil

On le sait depuis un petit moment qu'ils avaient déjà étudié le fait qu'un tsunami de plus de 10m était possible... et qu'ils n'avaient rien fait. Que le 想定外 était en fait un 想定内..



Portrait de TVIP

« S’ils avaient pris une décision plus tôt,

On connaît tous le processus de la prise de décision et ses ravages.



Portrait de JIM

Moi ce qui me fait rire, c'est qu'on pointe du doigt le vilain petit canard TEPCO qui n'a pas communique le rapport sur un tsunami de 10m a temps, alors que c'etait au gouvernement et plus particulierement a la NISA de commander cette etude et non a TEPCO.



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