Contre la crise, les Japonais veulent être moins nuls en anglais

Pour s'en sortir dans une économie japonaise morose, des entreprises ont trouvé la solution: imposer l'anglais comme langue usuelle pour s'ouvrir plus à l'étranger. Un changement qui effraye de nombreux employés, dont le niveau d'anglais moyen laisse à désirer.

Des salarymen

Le moins que l'on puisse dire, c'est que le niveau d'anglais moyen des Japonais n'est globalement pas brillant. A Tokyo, il est déjà souvent difficile de se faire comprendre dans la langue de Sheakspeare. En province, c'est pire.

Troisième économie du monde et exportateur important, le Japon n'en est pas moins connu pour son faible niveau moyen d'anglais: le pays se place en 27e place sur 30 pays asiatiques pour ses résultats au TOEFL iBT, un test de niveau d'anglais comme langue étrangère, derrière la Mongolie et le Turkménistan.

Seuls 9% des 1156 cols-blancs interrogés sur la question par l'agence de recrutement Recruit Agent s'estiment "à peine capables" de parler anglais.

Or, c'est de là que vient le problème de l'économie japonaise. C'est en tout cas ce que pensent de plus en plus d'entreprises.

Nuls en anglais, les salarymen s'inquiètent

C'est pourquoi de plus en plus d'entreprises choisissent d'établir l'anglais comme langue usuelle en leur sein.

La première a avoir fait ce choix est l'entreprise Rakuten, en 2010, rapidement imitée par plusieurs autres.

"La décision de Rakuten a créé une onde de choc qui s'est étendue à beaucoup d'autres entreprises, en particulier les entreprises manufacturières, car elles sont contraintes de s'étendre en dehors d'un marché intérieur déclinant", assure Yuriko Tsurumaki, porte parole de Recruit Agent, à Reuters.

Aujourd'hui, presque la moitié des entreprises japonaises exigent de leurs nouveaux employés qu'ils sachent utiliser l'anglais des affaires, alors qu'elles n'étaient que 16% à le faire en juillet 2009.

Le but: pouvoir plus facilement étendre ses activités à l'étranger, certaines entreprises envisageant de délocaliser leur production pour parer les effets du yen cher.

Ces changements, qui inquiètent beaucoup de salarymen qui craignent de perdre leur emploi, font en revanche le bonheur des écoles d'anglais. Selon l'institut de recherche Yano, le chiffre d'affaire du secteur s'est développé de 1,6% en 2010 par rapport à l'année précédente, et la tendance devrait se confirmer dans les années à venir.

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Portrait de kami-sama 髪

disons tout les poste ne demande pas de relationnel outre-pays , le chiffre semble assez gros, ou alors il sont un peu trop exigeant, toute façon il trouverons jamais au tant de gens qui parle un bon anglais qu'il n'en cherche (sauf les futur diplômé)



Portrait de loulou

Cette obsession pour l'anglais...



Portrait de achan

Tant que "apprendre l'anglais" signifiera pour eux avoir une totale maîtrise de la grammaire avant de risquer le moindre mot et se concentrer sur des idiomes que même les anglais n'utilisent plus sans pour autant arriver a exprimer ses idées les plus simples, ils pourront y consacrer autant d'argent qu'ils veulent, ça ne changera pas.

Mon expérience de l'entreprise japonaise me dit que c'est pas parce que le CEO de Rakuten a décidé tout seul qu'on parlera anglais dans sa boite que les employés le font vraiment. L'important c'est que les affaires tournent, et pour ça il faut que tout le monde se comprenne.

この世はでっかい宝島



Portrait de Phong

"le chiffre d'affaire du secteur s'est développé de 1,6%"

1,6% !!! C'est pas franchement le genre de chiffre qui montre une augmentation sensible du marche.

D'apres ma propre experience, je suis tout a fait d'accord avec les commentaires d'Achan. Une entreprise ne peut pas abandonner toute sa producitivite sur le simple fait qu'il faille parler anglais. La plupart des japonais qui vont au cours d'anglais ont des intentions bien louable mais pour la plus grande partie, c'est surtout pour se donner bonne conscience. Sans avoir la motivation de le pratiquer par la suite c'est meme limite inutile (Du genre: les japonais sont tellement timide et qu'ils n'essayent pas de parler anglais de peur de se tromper).

Et c'est pas en envoyant les enfants au Yochien pour pouvoir qu'il puisse reciter l'alphabet en anglais ne changera pas beaucoup les cchoses (meme si elles peuvent ca peut aider).



Portrait de slv

Tant qu'ils continueront à parler japonais en mettant des mots anglais à la place de leurs mots japonais, ils pourront dépenser des fortunes ça ne servira à rien.
Ils oublient qu'une phrase on doit la construire et lui donner un sens pour qu'elle soit un message utile et que ce n'est pas une collection d'expressions apprises par coeur.



Portrait de achan

Tu t'attaques au coeur de la syntaxe corporate des keiretsu la, attention ^^

"もっとダイナミックなリズムでイノベーションを起こし、マーケットシェアをゲットする!"

この世はでっかい宝島



Portrait de lejloup

Ou au katagana 語 !



Portrait de meatlof

la critique est aisee, l' art est difficile. pour prendre l'exemple de Rakuten il ne s' agit pas d' avoir d' une attitude tyrannique a l' egard de ses employes mais il faut bien mettre en oeuvre quelque chose, meme si c' est a revoir par la suite. De toute facon , Rakuten pour se developper dans son secteur a tout interet a vehiculer l' anglais. Pour ma propre experience dans l'entreprise ou je travaille, on fait en sorte de communiquer en anglais avec les japonais salaryman. je me souviens d' un debut chaotique il y a maintenant 5 ans mais je vois les progres nets qu' ils ont faits depuis (ps je ne suis pas prof mais salaryman aussi)



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