Hélène Conway: «les Français de l'étranger peuvent contribuer au redressement du pays»
La ministre des français de l'étranger sera au Japon cette semaine, l'occasion de parler avec franchise des dossiers chauds pour les expatriés : prise en charge scolaire et fiscalité.
Hélène Conway Mouret, la Ministre déléguée auprès des Français de l’étranger, effectue son premier voyage en Asie, et elle a accordé un entretien à ALJ pour dévoiler notamment les dernières modalités de la suppression de la « Pec » et certains points de la réforme du système des bourses scolaires, l’un des grands chantiers de son ministère. Des questions brûlantes pour les expatriés au Japon.
Quel est l’objet de cette visite en Asie ?
À Hong Kong l’objectif était de témoigner aux autorités hongkongaises de l’importance que représentent, pour la France, nos relations bilatérales. En Chine mon déplacement coïncide avec la rencontre consulaire organisée annuellement par l’Ambassadeur à Pékin. Je terminerai mon voyage mardi par Tokyo, pour inaugurer le nouveau lycée Français. Ce voyage est très intéressant puisque dans ces trois villes , je vois l’ensemble des domaines que mon ministère soutient : le domaine consulaire et le scolaire avec pour ces deux domaines deux grandes réformes que j’ai lancées, le politique et l’économique à Hong Kong où nous avons de nombreuses entreprises françaises installées et de jeunes français qui viennent y travailler.
Dans le domaine scolaire justement, beaucoup de français expatriés ont été choqués de la suppression de la « PEC » dès la rentrée 2012. Pourquoi une telle « précipitation » ?
Tout d’abord il n’y a pas eu de précipitation, cela avait été annoncé dans le programme du candidat François Hollande. Il n’y a donc pas eu de surprise. c’est l’application d’une promesse électorale qui avait trait à l’éducation pour les Français de l’Étranger. Le Président de la République a fait de la jeunesse une priorité et l’éducation est au cœur de toutes les réformes qui sont prévues. La « PEC » est une mesure qui aurait coûté à l’Etat pour l’année qui vient 23,5 millions d’euros et cette somme n’avait pas été inscrite au budget. Un budget est voté pour trois ans, la mise en place de la PEC n’avait pas été budgétée à la hauteur des besoins. Il manquait l’an dernier 10 millions d’euros qui avaient été ajoutés et nous savions qu’il en manquerait 23,5 cette année. Il fallait absolument arrêter cette hémorragie budgétaire et surtout ne pas continuer à la déplacer sur les trois ans à venir.
La mesure a été remplacée par ce qui avait été annoncé et je peux le confirmer, l’enveloppe budgétaire qui avait été prévue pour la PEC mais qui n’était pas à la hauteur des besoins est bien reconduite pour les 3 ans à venir sur le budget. Simplement, comme la « PEC » n’existe plus, cet argent sera re-distribué par le biais de bourses.
Dans son intégralité ?
Absolument, les parlementaires ont voté le budget mais les chiffres existent déjà. Les bourses sont abondées à hauteur de 110 millions l’année prochaine,118 l’année suivante et 125,5 la troisième année.
Cette suppression n’est donc pas une volonté politique de s’en prendre aux expatriés ?
Pas du tout, avec l’Intérieur et la Justice, l’Éducation est le troisième ministère qui est épargné des économies demandées aux autres ministères. Les Français de l’étranger sont traités comme les Français de l’hexagone. Nous agissons dans la transparence, les chiffres sont là, ils sont réels et plus justes.
Qu’en est –il d’une réforme du système des bourses ?
Nous avions promis de mettre en place des nouveaux critères d’attribution afin de permettre à un nombre plus large de familles de bénéficier d’une aide à la scolarité. Nous y avons travaillé. La semaine prochaine, la commission nationale des bourses se réunit. J’ai souhaité que ces nouveaux critères y soient présentés et acceptés par l’ensemble des associations de parents d’élèves, des syndicats, des associations (Français du Monde, UFE) , des sénateurs et des députés à l’issue d’une concertation.
Quels sont ces nouveaux critères ?
Un critère important, est celui d’avoir un coefficient régional et non pas global pour la prise en compte du coût de la vie. Nous allons ainsi dans le sens d’une plus grande précision et d’une plus grande justice. Il y a quand même des disparités énormes. Par exemple entre San Francisco et Madagascar il est facile de constater qu’il y a une injustice à appliquer un coefficient identique.
C’est du bon sens…
Absolument, on savait que l’on avait besoin d’une certaine dose de bon sens pour rendre les choses un peu plus justes ! Dans le même temps, il nous fallait avoir une volonté politique de pouvoir remettre à plat le système, reprendre les critères un par un et essayer de voir comment faire bénéficier à plus de familles d’une aide, avec des critères qui soient plus proches finalement de la réalité de terrain que d’une réalité planétaire.
Ces nouveaux critères seront appliqués quand ?
À l’issue de la réunion de la semaine prochaine, tous les membres de la commission disposeront de quinze jours pour discuter avec les membres de leurs associations, de leurs syndicats et au niveau des parlementaires avec leurs groupes politiques et revenir avec les amendements nécessaires. J’espère qu’après ces trois semaines, nous aurons un nouveau système avec de nouveaux critères, qui sera applicable dès la rentrée prochaine. Nous nous sommes donné une méthode de travail et un calendrier que nous tenons.
Vous ne perdez pas de temps en fait…
Nous n’avions pas le choix, il fallait le faire assez vite. Budgétairement nous avons aussi besoin de ne pas être irresponsables. La PEC était insoutenable financièrement, c’était prouvé. Elle était socialement injuste et c’est pour cela d’ailleurs qu’aucune association de parents n’a regretté sa suppression. Politiquement ça a pu être repris par quelques - uns mais je n’ai pas reçu une seule lettre de contestation de qui que ce soit me disant qu’il était injuste de supprimer cette mesure.
Appliquer la mesure dès la rentrée 2012, a cependant entraîné des difficultés pour certaines familles...
Sur un plan chronologique, c’est vrai que nous aurions pu imaginer d’autres scénarios mais en même temps je ne vois pas comment nous aurions pu faire autrement. Si nous avions attendu que l’été passe pour faire l’annonce au mois de septembre, je crois que cela aurait été beaucoup plus grave pour les familles d’avoir ce choc. Dès l’annonce faite, nous avons informé les postes diplomatiques en leur demandant d’identifier les familles bénéficiant de la PEC qui seraient susceptibles de pouvoir faire une demande de bourse. Ces familles ont été invitées et par exemple à Hong Kong, sur les 75 familles qui bénéficiaient de la PEC, six ont fait une demande de bourse parce que 69 avaient des revenus trop élevés et je m’en réjouis pour elles, pour pouvoir bénéficier d’une aide de l’État.
Votre famille politique avait qualifié la création d’un secrétariat d’état aux Français de l’étranger sous le gouvernement Fillon de « gadget inutile ». Est- ce toujours l’idée au sein de la nouvelle majorité présidentielle ? En tant que ministre déléguée, comment faite vous pour asseoir votre légitimité et faire changer les esprits ?
D’abord, si ma famille politique n’avait pas souhaité que les Français de l’étranger soient représentés, un ministère n’aurait pas été créé pour remplacer un secrétariat d’état qui n’avait pas de cabinet ni de véritable équipe pour travailler.
Ce qui avait critiqué à l’époque n’était pas tant la création d’un secrétariat d’état pour les Français de l’étranger mais la nomination de secrétaires d’état qui n’avaient pas de mission déterminée ni d’ambitions de réformes pour faire quoi que ce soit vis- à- vis de la communauté française.
Un problème de forme plus que de fond ?
Il n’y avait pas de feuille de route. Lorsque j’ai interrogé Monsieur Courtial sur ses attributions, il n’en avait pas ! Il en a eu quelques semaines après sa nomination car il a dû penser qu’il était nécessaire d’avoir une mission un peu spécifique qui n’était pas celle de faire le tour du monde et de prendre des photos dans les ambassades, d’autant qu’il avait une mission politique qui était quand même d’essayer de rassembler les forces qui allaient soutenir les candidats de sa famille politique. C’est cela qui a été dénoncé à l’époque, pas la création. Je crois par ailleurs que les deux familles politiques et les candidats avaient bien pris la mesure de l’existence de cette communauté française, de son importance, du rôle qu’elle devait jouer et qu’elle doit jouer de plus en plus. Aujourd’hui avec la crise économique, les Français de l’étranger peuvent contribuer au redressement du pays. Ils sont un atout pour la France quel que soit le rôle qu’ils jouent, le métier qu’ils exercent. L’existence même de ces Français, tout autour de la planète, est quelque chose de très positif pour notre pays.
Les jeunes Français sont de plus en plus nombreux à quitter leur pays pour travailler ou créer leur entreprise à l’étranger. Une perte de talents pour la France ?
D’abord ils n’ont pas vocation à passer leur vie à l’étranger, ce n’est donc pas une perte pour la France. Ce n’est pas un phénomène nouveau, les jeunes Français ne quittent pas la France d’un seul coup, ils le font depuis des décennies. Ils vont installer leur entreprise ce qui prouve bien que notre système éducatif est performant ! ils réussissent bien et sont même recherchés localement justement parce qu’ils arrivent avec des compétences, un savoir faire et un savoir être peut- être aussi qui plait beaucoup.
Pourquoi quittent- ils la France ? Quelles sont les actions de votre ministère pour éventuellement les aider ?
Ce sont souvent des décisions personnelles. Une grande curiosité, une envie de faire autre chose, peut être aussi une envie de se frotter à d’autres systèmes, de prendre des risques. Il s’agit parfois également d’histoires sentimentales personnelles. À chaque fois c’est une décision personnelle. Pour ma part, je considère tous ces jeunes comme un atout pour la France. Ils apportent un sérieux, des compétences qui, ajoutés à la qualité de nos services publics à l’étranger (consulats, missions économiques, centres culturels, alliances françaises, écoles françaises…), renforcent l’image positive globale de la France, de cette « équipe de France ». Cela permet notamment aux entreprises lorsqu’elles vont signer un contrat ou qu’elles se bagarrent avec une concurrence mondiale très sévère, de bénéficier d’une image positive dans l’esprit de ceux qu’elles essayent de convaincre.
Mon ministère travaille exactement dans ce sens là. Lorsque nous améliorons notre réseau consulaire, nous travaillons pour une présence un peu plus belle de nos écoles et pour la sécurité de nos compatriotes et de nos entreprises, et bien tout cela renforce l’envie de s’expatrier pour les entreprises, d’exporter, d’être présentes à l’étranger mais également les soutient.
La fiscalité n’est-elle pas une cause de ces départs ?
Sincèrement non, je ne vois pas pourquoi. Penser que les Français quittent la France parce qu’ils ont envie de planquer leur argent ailleurs pour ne pas payer leurs impôts en France est un cliché qui m’agace beaucoup. Ce n’est pas vrai ! Il y en a peut –être quelques dizaines sur les 2,5 millions de Français qui vivent à l’étranger mais il ne faut pas se concentrer sur ces gens là pour généraliser le profil du Français qui va s’installer à l’étranger.
Convaincre que les expatriés ne sont pas des exilés fiscaux est-il l’un de vos combats ?
Oui, il faut casser les clichés ! Cela est vrai également pour nos représentations diplomatiques et consulaires. Le cliché des « réceptions de l’ambassadeur et des Rochers Ferrero » est lui aussi très agaçant. Quelques jours après ma nomination, j’ai eu la grande chance d’inaugurer l’exposition de photos « Au large de la France –Français du Monde » réalisée par le photographe officiel du Ministère des Affaires Étrangères. Depuis 1982, il s’est rendu aux quatre coins du monde dans les différents postes consulaires et les ambassades pour photographier nos diplomates et ces français du bout du monde non pas dans les salons avec un verre à la main mais sur le terrain, au quotidien. Un consul visitant un détenu français dans une prison, une journaliste travaillant pour une ONG pour des enfants, un chef français qui fait de la formation en Birmanie en donnant des cours de cuisine gratuits pour ces jeunes birmans qui ont envie de travailler dans l’hôtellerie... Ces photos sont belles car elles montrent des personnes réellement impliquées au service des autres et parce qu’elles effacent ces clichés un peu dorés des Français de l’étranger.
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Quelle langue de bois sur les jeunes qui partent en masse tenter leur chance à l'étranger.
"Le cliché des « réceptions de l’ambassadeur et des Rochers Ferrero » est lui aussi très agaçant. "
Il fallait venir plus souvent à Tokyo, notamment sous l'ère Faure. D'ailleurs bientôt il ne devrait pas y avoir la soirée annuelle soit disant pour les français du Japon où il faut débourser 10 000 yens pour y entrer?
OUI ! tout n'est que langue de bois, clichés et poudre aux yeux dans cette interview !
Sur un pt particulier (que je connais assez bien), l'Ambassade de France à Tokyo (comme ailleurs dans le monde) a mis en place depuis janvier 2010 un système totalement injustifié, CAMPUS FRANCE, qui est un vrai scandale, un racket des étudiants japonais qui partent en séjour d'études en France (un an ou autre) pour RIEN du tout - ces échanges inter-universitaires (à part pour des étudiants, isolés ou minoritaires, qui partent en "mobilité individuelle", comme ils disent) étant entièrement gérés, de A à Z, par les universités japonaises et françaises sans aucune aide concrète de l'Ambassade et de ce service Campus France... dont le seul intérêt est de donner des infos sur son site (et encore)...
véritable racket organisé (les étudiants doivent payer 20.000 yens, en plus du coût du visa, pour RIEN), officialisé, qui, en outre, alourdit, complique et retarde à l'excès la délivrance des visas - d'ailleurs, la colère monte un peu partout dans le Japon à ce sujet... - qd ils ne sont pas envoyés le jour même du départ prévu et annoncé (véridique !!!)...
pour info, sur le scandale CAMPUS FRANCE et l'impéritie du Bureau des visas (en japonais et en français) :
http://www.sjllf.org/jimukyoku/honkaioshirase/
Au lieu de faire de grands et beaux discours complètement creux, tous ces responsables (qui bien sûr - typiquement français - ne reconnaissent jamais aucun problème, aucune défaillance, et répondent par des lettres-types, assurant de tous leurs efforts, jusqu'à nier la réalité des faits et dates), mondains ("en haut") ou larbins ("en bas") feraient mieux de se soucier un peu mieux et réellement :
- des Français à l'étranger
- et des Japonais désireux d'étudier en France
Sans compter que l'actuelle Ambassade - avec Areva derrière- est en train de faire la promotion de la construction d'une nlle centrale nucléaire près d'Aomori - alors même que le Japon s'est engagé à abandonner d'ici 2030 cette énergie...
là, faudrait qu'on nous explique !
En tout cas, c'est bien puant... du côté de l'Ambassade (comme ailleurs)
c'est vrai aussi que la fin, sur les réceptions de l'Ambassadeur et l'investissement des représentants, est à pisser de rire...
ces types-là (sauf exceptions !) sont des marionnettes, qui sillonnent le monde, restent 3 ou 4 ans (parfois moins) dans un pays, dont bien souvent ils ne connaissent rien du tout, sont parfois d'une inculture à frémir ! sans parler de tous les avantages matériels dont ils bénéficient...
bref, une vraie mascarade, dont le burlesque mondain ne le dispute qu'à la médiocrité - sous couvert de grands et beaux sentiments (on a vu FAURE à l'oeuvre après le tsunami)...
Il est bien bien loin le temps des Claudel...
Je ne résiste pas au plaisir de coller ce passage succulent de Thomas Bernhard qui a si férocement (mais si justement) portraituré ces représentants (qu'ils soient diplomatiques ou culturels) dans son dernier roman "EXTINCTION" (Gallimard, L'Imaginaire, p. 216) :
« ces gens sont là, et se complimentent mutuellement et exhibent leur ascendance et leurs décorations et disent à tout instant qu’ils ont été accrédités en Chine, au Japon, en Perse ou au Pérou, et ressassent sempiternellement leurs vieilles histoires de diplomates complètement éculées. Ils disent sans arrêt qu’ils connaissent la terre entière et rien d’autre, et qu’ils s’ennuient dans leurs appartements en ville tout comme dans leurs propriétés à la campagne. Ils parlent de livres comme s’il s’agissait d’une biscotte sans saveur et ils n’en savent pas plus sur la direction d’un orchestre symphonique que sur Spinoza, sur Heidegger pas plus que sur Dante et, malgré tout, pour un observateur perspicace il semble toujours qu’ils ont vu tout ce qu’il y a à voir."
C'est quoi cette histoire de campus France? Et pourquoi les étudiants payent 20 000 yens si ça ne sert à rien? Si j'ai bien compris ils ne sont pas obligés?
Au bout d'un moment il ne faut s'en prendre qu'à soit même si on est un peu neuneu. Toujours cette histoire de victime qui revient.
Si des gens sont près à acheter des centrales pour une durée très courte (ça se trouve en plus le Japon ment et ne se séparera pas de ses centrales si tôt) ou payer des conseils qu'ils pourraient avoir gratuits, bah c'est de leur faute et tant pis pour eux. AREVA et les autres ont bien raison se surfer sur le filon.
TVIP, les réponses à tes questions sont sur le site de campus france, suffit de chercher. Et ça t'éviterait de parler dans le vide en te basant sur tes hypothèses et non des faits.
"C'est quoi cette histoire de campus France? Et pourquoi les étudiants payent 20 000 yens si ça ne sert à rien? Si j'ai bien compris ils ne sont pas obligés?
Au bout d'un moment il ne faut s'en prendre qu'à soit même si on est un peu neuneu. Toujours cette histoire de victime qui revient."
Comme le dit JIM, pas tant d'emportement sans savoir et en systématisant la "victimisation"... En l'occurrence, ça n'a rien à voir.
Ce système a été imposé par la France (via les Ambassades) et le paiement pour les étudiants est OBLIGATOIRE avant même de faire une demande de visa...
Ils ne peuvent évidemment pas s'en prendre à eux-mêmes, de même que leurs professeurs, leurs universités et celles d'accueil en France, à qui on a imposé ce système sans aucune concertation et sans aucun bénéfice ou avantage pour eux...
C'est tout simplement un scandale mis en place par la France, au Japon comme dans d'autres pays du monde...
JIM
J'ai le droit de poser une question (qui d'ailleurs ne t'était pas destinée si ça t'agace tant) plutôt que d'aller voir sur le site, et de répondre en me basant sur ce que j'ai compris. Et j'ai même le droit de mal comprendre tu vois. A ce que je sache nous ne sommes pas des machines et tous les jours et bien il y a des gens qui posent des questions, même si la réponse est à portée de main. C'est la vie.
Et ensuite si j'ai mal compris (vraiment quel sacrilège!) ou si mes hypothèses sont fausses il suffit de le dire tout simplement, comme l'a fait daf. Contrairement à certains ici, je n'allais pas m'offusquer ni pleurnicher, mais plutôt le remercier d'avoir pris le temps de répondre à une simple question qui n'a tué personne.
Donc honte à moi, j'ai mal compris cette histoire de Campus France. Mea Culpa. Et donc merci à daf d'avoir pris le temps d'apporter une réponse utile et constructive.
Pour répondre à daf: pour la victimisation je parlais surtout du fait que parce qu'on vend quelque chose aux autres qui en apparence ne sert pas leurs intérêts, on est à blâmer. Si AREVA et compagnie peuvent vendre des centrales au Japon, je ne vois pas pourquoi ils devraient s'en priver. Le Japon est assez grand pour accepter ou refuser, personne ne le lui a imposé.
Quitte à en énerver certains, je dirais la même chose pour cette histoire de Campus France. Dans les faits comme il faut parler des faits, ce système ne sert strictement à rien. Si la France a réussi à imposer un tel système à plein de pays, tant mieux pour elle. Qui l'en a empêché ou essayé d'échapper à ce système, avant de dire que les écoles et les étudiants sont à plaindre et la France à blâmer? La bataille n'a pas du être vachement rude si elle a pu imposer comme ça au corps d'enseignement français (bien connu pour savoir batailler quand il estime que c'est nécessaire tellement qu'on pourrait parler de lobby) et aux corps d'enseignement étrangers, un système qui apparemment est scandaleux.
"Pourquoi quittent- ils la France ? Quelles sont les actions de votre ministère pour éventuellement les aider ?
Ce sont souvent des décisions personnelles. Une grande curiosité, une envie de faire autre chose, peut être aussi une envie de se frotter à d’autres systèmes, de prendre des risques. Il s’agit parfois également d’histoires sentimentales personnelles. À chaque fois c’est une décision personnelle."
Ah ah, c'est surtout que beaucoup de Français en ont marre de vivre dans ce machin ingérable et qu'ils se barrent pour de bon ! Désolé, mais ce n'est que le début. Suffit d'aller à Londres pour voir le nombre incroyable de Français expatriés. Et surtout comment ils parlent de leur pays d'origine...
"Un consul visitant un détenu français dans une prison, une journaliste travaillant pour une ONG pour des enfants, un chef français qui fait de la formation en Birmanie en donnant des cours de cuisine gratuits pour ces jeunes birmans qui ont envie de travailler dans l’hôtellerie..."
C'est bo le communisme à la française.
Bref, encore un ministère inutile coûtant des sommes folles.
"Ce système a été imposé par la France (via les Ambassades) et le paiement pour les étudiants est OBLIGATOIRE avant même de faire une demande de visa..."
Ben c'est le socialisme français : tu payes d'abord, t'as rien après. Faut bien payer le gouffre ambulant qu'est ce pays. C'est la même chose quand tu crées ta boîte : d'abord tu paies tes impôts, après et seulement après tu commences à travailler et éventuellement tu réussis. État Français, état racket, c'est la même chose.
Que fallait il attendre d'un ministre, socialiste de surcroît ( on fait comme les ministres de droite mais nous on est socialistes, donc on est mieux) que de la langue de bois?
Si en France, certains envient ceux qui partent s'installer à l'étranger, beaucoup d'autres estiment qu'ils sont des traites égoïstes qu'on devrait destituer de la nationalité française puisqu'ils ne payent plus d'impôt en France ( c'est ce que je me suis entendu dire lors de ma dernière venue). La faute sans doute à la chasse au riches actuelle, manipulation mise en œuvre par la gauche pour désigner les boucs émissaire à la vindicte du bon peuple.
Ce n'est pas de sitôt qu'on montrera à la Tv française la vie de la majorité des expatriés, on préfère montrer ceux qui montent des affaires mirobolantes, font fortune ( en général on ne montre jamais les années de galères avant la réussite ) ou bien on aime montrer les quelques exilés fiscaux pour bien faire râler le prolétaire qui n'arrive plus à payer le prêt de son préfabriqué.
La conspiration pour s'emparer du pouvoir, la manipulation pour le garder.
C'est bizarre votre histoire de campus France. Il y a une entreprise privée derrière ?
YANN : "C'est bizarre votre histoire de campus France. Il y a une entreprise privée derrière ?"
ce n'est pas "mon" ou "notre" histoire, c'est la réalité des faits, d'une institution publique, dépendant directement du Ministère des Affaires Etrangères. Ceci dit, Sarko avait très largement diminué le budget pour la politique culturelle à l'étranger, et notamment ceux des Instituts français, donc j'imagine qu'ils auront eu l'idée de trouver un moyen pour récupérer qq argent (même si c'est très peu)...
TVIP : "Qui l'en a empêché ou essayé d'échapper à ce système, avant de dire que les écoles et les étudiants sont à plaindre et la France à blâmer? La bataille n'a pas du être vachement rude si elle a pu imposer comme ça au corps d'enseignement français (bien connu pour savoir batailler quand il estime que c'est nécessaire tellement qu'on pourrait parler de lobby) et aux corps d'enseignement étrangers, un système qui apparemment est scandaleux."
Non, inutile d'être ainsi ironique, comme si les torts ou responsabilités étaient partagés !?!
L'affaire est beaucoup plus simple, car il n'y a eu aucune concertation, aucun débat en amont. Ce système a été créé par la France et mis en place via les Ambassades et les Instituts culturels, directement raccordé à l'obtention des visas pour les étudiants étrangers voulant partir en France.
Je vois mal comment on pouvait empêcher ou échapper à ce système - ce serait comme si l'Education Nationale en France, ou le corps enseignant en France, voulait intervenir sur une réglementation en place au Japon !! Je vous signale que les professeurs français en universités au Japon (car c'est principalement d'eux et de leurs étudiants qu'il s'agit), outre qu'ils sont assez peu nombreux, dépendent bien évidemment du Ministère japonais et n'ont aucun lien avec l'Education nationale en France (rapport à la remarque sur le "lobby").
Par contre (et là votre ton ironique - "la bataille n'a pas dû être vachement rude" - est encore plus déplacé), depuis le début de ce nouveau système, la majorité des enseignants français au Japon s'y sont opposés, ont fait entendre leur voix à l'Ambassade... rejoints (si vous avez lu l'"Appel à mobilisation" de la SJLLF, vous l'aurez compris) par de plus en plus de Japonais... En même temps, le nombre d'enseignants français est globalement infime, et il n'est pas évident de lutter contre un système mis en place par un Etat étranger... alors même qu'à l'Ambassade, le discours est invariant, obtus, autosatisfait (en cela très fidèle à l'administration française) et en vante toujours les "mérites"...
Un peu facile de critiquer (de l'extérieur)...
"Je vois mal comment on pouvait empêcher ou échapper à ce système -"
Les jeux de pouvoir et les divers accords se discutent souvent en coulisses. Surtout tout ce qui est diplomatique. Un pays ou toute une organisation contre ce système? Ce n'est pas compliqué d'annuler ce système, si ce n'est pour tout le monde, au moins pour le bénéfice de son pays ou de son organisme. C'est comme cela que certaines écoles en France voient leurs élèvent être rémunérés pour étudier et pas d'autres, dans d'autres pays ce sont tous les élèves sans exception. C'est pourquoi un anglais peut passer 6 mois en visa touriste au Japon et pas un français, c'est pourquoi les français a Tokyo sont persona non grata à la fête annuelle américaine de Yokosuka au même titre que les ressortissants venant de pays en conflit avec les US, la France a bien du négocier quelque chose pour obtenir un chantier nucléaire....tout se négocie.
"ce serait comme si l'Education Nationale en France, ou le corps enseignant en France, voulait intervenir sur une réglementation en place au Japon !!"
Que ce système ait été imposé ou pas ça ne change rien.
Le corps d'enseignement en France ne fait que ça, négocier avec l'état quand quelque chose ne lui plait pas. La vérité c'est que cette histoire de Campus France ils s'en foutent. Est ce que les élèves étrangers arrêtent de venir? C'est juste l'histoire d'un pays qui a un jour trouvé l'idée ingénieuse il faut le dire, de faire financer la promotion de son éducation à l'étranger par les étudiants étrangers. Il fallait y penser. La France est un pays cynique au pire il y a une magouille financière derrière. Car rien n'est justifié dans ce système.
Au passage vous ne parlez que du Japon, mais si j'ai bien compris, et j'espère que cette fois j'ai bien compris, ce système touche pratiquement tout le monde, y compris les établissements en France y compris les étudiants venant de plein de pays en dehors de l'UE. Donc sans parler des étudiants étrangers le corps enseignant en France peut très bien faire quelque chose si le système les ennuie tant.
Les pays interviennent sans arrêt chez les uns et les autres pour protéger leurs intérêts. Un pays pourrait par exemple réserver un traitement spécial aux étudiants français en "réponse" au système français si cela en valait la peine. Des établissements pourraient arrêter leurs partenariat avec les établissements français. Ca n'en vaut pas la peine d'en arriver là donc le système continue. En coulisse d'une manière ou d'une autre un pays pourrait faire en sorte d'être épargné.
Le système Campus France est certes inutile, injuste voire pas très éthique, mais il n'est pas nuisible au point de s'en soucier plus que cela. C'est d'ailleurs pour cela qu'il est encore là. Demain ce système fait que les étudiants étrangers privilégient d'autres destinations et bien c'est le corps d'enseignement français en 1er qui va faire en sorte qu'il disparaisse. Même pas besoin d'ingérence de la part d'étrangers.
"depuis le début de ce nouveau système, la majorité des enseignants français au Japon s'y sont opposés, ont fait entendre leur voix à l'Ambassade..."
Au début de la phrase j'ai cru que vous alliez dire "la majorité des enseignants au Japon". Les enseignants français? Soit quasiment personne, soit même pas de bataille à proprement parler, soit action inutile. Dire cela ce n'est pas manquer de respect à ces courageux enseignants qui ont essayé de protester. C'est juste être réaliste. Connaissant le fonctionnement de l'ambassade il ne fallait même pas se fatiguer à y aller. C'est dommage que l'éducation n'ait pas le même poids que le CAC 40. Là 3 personnes auraient suffit.
C'est justement parce que je ne suis pas concernée que je peux critiquer (positif ou négatif) sans aucun parti prix. Je suis neutre en quelque sorte. Me dire qu'il y a eu des protestations contre ce système parce qu'une poignée d'enseignants au Japon sont partis râler à l'ambassade.....quand même.
NIKKI 2 : "Ben c'est le socialisme français : tu payes d'abord, t'as rien après. (...) État Français, état racket, c'est la même chose."
je ne sais pas si c'est "le socialisme français"... mais en tout cas ce système est le fruit de l'ère Sarko...
TVIP : "Les jeux de pouvoir et les divers accords se discutent souvent en coulisses."
Encore faut-il être dans les coulisses...
"ce système touche pratiquement tout le monde, y compris les établissements en France y compris les étudiants venant de plein de pays en dehors de l'UE."
Ce système ne touche pas tous les pays, mais seulement certains (je pense que la liste doit se trouver sur le net).
Quant aux universités françaises, elles ne sont pas directement concernées, puisque de toute façon les étudiants étrangers viennent toujours... et l'Education Nationale en France a bien, bien d'autres problèmes, intérieurs, à gérer ! Non, encore une fois, cela concerne avant tout les étudiants des pays d'origine.
Et encore une fois, la marge de manoeuvre des profs français à l'étranger est très, très faible (je parle de l'intérieur).
"Le système Campus France est certes inutile, injuste voire pas très éthique, mais il n'est pas nuisible au point de s'en soucier plus que cela."
question de position sans doute, quand on n'est pas directement concerné - vous permettrez, néanmoins, que ceux qui sont directement concernés (les étudiants et leurs professeurs) s'en soucient PLUS QUE CELA, au vu des innombrables aléas (outre le paiement d'une "taxe pour rien") engendrés par ce système, qui retarde et perturbe la bonne distribution des visas d'étudiants. Je ne pense pas que vous seriez très content, après avoir été à Tokyo au moins 2 ou 3 fois (je parle pour les étudiants de province) pour la demande et constitution du dossier, si vous attendez fébrilement pendant des jours votre visa pour partir étudier un an, que tout a été programmé et réservé (logement) dans le pays d'accueil, que le Bureau des visas (injoignable par téléphone) ne répond pas à vos mails... et que finalement vous recevez votre visa le jour même de votre départ, vous obligeant à repousser celui-ci d'au moins une semaine, changer de billet d'avion (frais supplémentaires)... sans parler du mécontentement de l'institution d'accueil ou de l'impossibilité de s'inscrire à certains cours spécifiques pour cause de retard... etc. etc.
Après quoi, l'Ambassade a toujours le culot de vous répondre qu'ils font leur travail du mieux possible (voire pire encore, nient tout problème en transformant la réalité des faits et dates ! - un tic spécifiquement français, désolé de le redire, qui consiste à nier toute responsabilité, dès qu'il y a des problèmes, en particulier dans les administrations, voir le parangon que constitue la Poste française en la matière - j'ai des dizaines d'ex. personnels consternants à ce sujet, même en vivant au Japon...)
"Les enseignants français? Soit quasiment personne, soit même pas de bataille à proprement parler, SOIT ACTION INUTILE."
C'est quoi ces jugements et ces conclusions ? Ce n'est pas parce qu'ils ne sont pas nombreux, qu'une minorité existe qu'elle est condamnée au silence, à tout accepter et à se coucher... NON, désolé, d'abord, même s'ils ne sont pas nombreux, il y en a un certain nombre (renseignez-vous sur les universités au Japon), qui travaillent ici, pour les étudiants japonais... et ils devraient laisser faire, baisser les bras ?! Ensuite, ce n'est plus une "poignée", comme vous dites, mais une mobilisation grandissante dans le cadre des dpts de français de tout le Japon...
Vous pourrez encore me rétorquer que cela fait peu de monde... et quand bien même ?
Comme je suis particulièrement engagé dans cette affaire (de par mon travail), je puis vous dire qu'il y a une vraie bataille en cours et que le corps enseignant ne baissera pas les bras, tout simplement pour nos étudiants...
IN FINE, que vous ne soyez en rien personnellement concernée, voire vous en moquiez, ne vous autorise pas à tirer des conclusions et jugements aussi péremptoires sur ce qui serait à faire ou pas, utile ou "inutile" en la matière (manière de dénigrer, indirectement, ceux qui sont, eux, directement concernés et donc, bien légitimement, s'en soucient)...
"Ce système ne touche pas tous les pays, mais seulement certains (je pense que la liste doit se trouver sur le net)."
Je n'ai rien dit de différent. Donc question, pourquoi certains pays (hors UE) sont concernés et pas d'autres? Comment ils ont fait les autres?
"Quant aux universités françaises, elles ne sont pas directement concernées, puisque de toute façon les étudiants étrangers viennent toujours... "
C'est vous qui les avez mentionnées quand vous avez fait la liste des "victimes" qui n'ont pas été consultées et qui n'ont pas eu le choix. Donc on est bien d'accord que les établissements français font déjà une supposée victime en moins.
Chaque système à ses dysfonctionnements. Dans chaque système il y a des victimes, est ce que ça veut dire qu'il faille jeter tout le système pour autant? Pour Campus France ça m'étonnerait beaucoup qu'ils vont dire adieu à un système lucratif car des étudiants ont vu leur dossier mal géré.
Vous avez vous même dit ce qu'ils vous ont répondu:
"alors même qu'à l'Ambassade, le discours est invariant, obtus, autosatisfait (en cela très fidèle à l'administration française) et en vante toujours les "mérites""
"qu'une minorité existe qu'elle est condamnée au silence, à tout accepter et à se coucher"
Je n'ai jamais dit ça moi, c'est vous qui interprétez à votre sauce. J'ai dit que l'action que vous avez décrite était une action inutile. C'est tout. Maintenant si vous voulez protester par principe, libre à vous.
"et ils devraient laisser faire, baisser les bras ?!"
Ce n'est pas moi qui ai dit qu'on ne pouvais pas faire grand chose. Donc encore une fois vous vous trompez de cible.
"Ensuite, ce n'est plus une "poignée", comme vous dites, mais une mobilisation grandissante dans le cadre des dpts de français de tout le Japon..."
C'est quoi ça? Un nouveau genre d'euphémisme?
Qu'il s'agirait de tous les départements de français dans le monde ce serait toujours une goutte d'eau face à l'administration. Vous l'avez dit vous même, ce système a été installé par l'état avec l'appui des ambassades. Vous croyez vraiment que ce sont le peu d'enseignants de français, suivi par quelques autres enseignants locaux qui vont changer la donne? Surtout qu'en plus ce système concerne surtout les établissements accueillants et non pas les enseignants de français à l'étranger dégoutés de voir leurs élèves se faire arnaquer.
J'aimerais vous dire ce que vous avez envie d'entendre que votre action va pouvoir faire changer les choses. Je n'y crois pas et ce n'est que mon avis. Le rapport de force n'est pas assez équilibré. Et surement que vous non plus puisque vous avez commencé par dire qu'on n'y peut rien.
"je puis vous dire qu'il y a une vraie bataille engagée, en cours et que le corps enseignant ne baissera pas les bras, tout simplement pour nos étudiants..."
Et bien je vous souhaite que cela aboutisse, espérant pour vous que les actions prises sont efficaces.
"ne vous autorise pas à tirer des conclusions aussi péremptoires sur ce qui serait à faire ou pas, utile ou "inutile" en la matière..."
Je n'ai apporté aucune conclusion je vous ai apporté des exemples quand vous me disiez qu'on ne pouvait rien y faire (pour ensuite me dire que vous avez vous même commencé une bataille et que vous ne baisseriez pas les bras). Et mon intervention initiale portait sur vos dires comme quoi les étudiants étranger et le corps d'enseignement français étaient victimes de ce système scandaleux.
J'ai dit aussi que l'action prise par les profs de français au Japon et que le système Campus France étaient inutiles. Ce n'est pas un jugement c'est un constat. Maintenant si vous pensez que l'un ou l'autre ont une utilité quelconque ce serait intéressant de vous entendre là dessus.
"pourquoi certains pays (hors UE) sont concernés et pas d'autres? Comment ils ont fait les autres?"
ils n'ont rien fait du tout; le choix a été fait par la France... ce n'est donc pas à moi qu'il faut poser la question.
"Dans chaque système il y a des victimes, est ce que ça veut dire qu'il faille jeter tout le système pour autant?"
On ne parle pas de tout le système - Campus France apporte au moins des infos, même si les étudiants reçoivent les mêmes de la part de leur université au Japon et celle d'accueil en France...
Et bien sûr, il ne s'agit pas de rejeter le système des visas (!)... donc le "tout le système" est superflu.
"J'ai dit que l'action que vous avez décrite était une action INUTILE. C'est tout. Maintenant si vous voulez protester par principe, libre à vous."
nouveau jugement (bis repetita) de la part d'une personne absolument pas concernée, connaissant vaguement le système et l'affaire, mais encore une fois péremptoire, puisqu'elle sait et énonce par avance et avec la plus grande assurance ce qui est/sera efficace ou non.
Quant aux protestations en cours, elles ne sont pas "PAR PRINCIPE", mais suscitées par une réalité concrète et précise, et par la multiplication des problèmes liés à ce nouveau système... Ce n'est absolument pas une question de principe, mais de faits, réels.
"Qu'il s'agirait de tous les départements de français dans le monde ce serait toujours une goutte d'eau face à l'administration"
Permettez que ceux dont c'est le travail agissent en fonction de leurs intérêts et pour ceux qu'ils forment et défendent.
Ensuite, comme vous parlez haut et fort, sans connaître les détails de l'affaire (que je ne vais pas non plus exposer en long et en large ici), ni les rôles et fonctions exacts des uns et des autres (réellement concernés et impliqués), des rdv importants se préparent à l'Ambassade d'ici peu, où les problèmes vont être mis à plat, exposés et discutés...
" Surtout qu'en plus ce système concerne surtout les établissements accueillants et non pas les enseignants de français à l'étranger dégoutés de voir leurs élèves se faire arnaquer."
pas du tout ! certes, le dégoût est là, car c'est en effet une question d'éthique... mais au-delà, les professeurs de français au Japon sont particulièrement concernés, car c'est eux qui sont à l'origine de TOUS les accords inter-universitaires (et pas l'Ambassade, complètement en dehors du circuit, et qui ne fait rien du tout, à part des discours, et bien sûr délivrer des visas... et plus récemment mettre des bâtons dans les roues avec cette affaire Campus France), en assument toute la logistique (et comme je suis à l'origine de l'un deux, j'en sais qq chose), servent ensuite, tout le long, d'intermédiaire entre les 2 universités, forment les étudiants et les aident dans la préparation de leurs dossiers (a fortiori quand il y a des problèmes)...
"J'ai dit aussi que l'action prise par les profs de français au Japon et que le système Campus France étaient INUTILES. Ce n'est pas un jugement c'est un constat. Maintenant si vous pensez que l'un ou l'autre ont une utilité quelconque ce serait intéressant de vous entendre là dessus."
Que le système Campus France soit inutile, c'est exactement (et l'essentiel) ce que j'ai dit.
Maintenant, permettez, je sais (encore) lire et vous aviez écrit :
"Soit quasiment personne, soit même pas de bataille à proprement parler, SOIT ACTION INUTILE"
ce qui est dénigrer l'action de ceux qui s'opposent à Campus France, que vous appeliez cela "jugement" ou "constat" (chicane lexicale, d'autant plus qu'il est assez péremptoire, au moins hâtif et périlleux, de faire des constats alors même que les négociations n'ont pas encore commencé !)
Finalement, c'est bien plutôt votre jugement (ou "constat") en la matière qui est, lui, profondément "inutile" (outre qu'il se base uniquement sur ce que vous venez de découvrir, dans les très grandes lignes, sur ce site)... comme je ne tiens pas à polémiquer ici, autour du sujet (alors que les interlocuteurs concernés sont ailleurs), et comme vous avez l'air de savoir mieux que les concernés ce qui est à faire ou pas, utile ou pas, je vous laisse à vos certitudes et vérités absolues.
PS : un petit conseil, toutefois, à vous lire : vous feriez bien d'être un peu plus sceptique (vis-à-vis de vous-même), prudente ou nuancée, et moins affirmative, surtout s'agissant de questions que vous connaissez à peine ou mal...
L'humilité, le scepticisme, l'incertitude ou le doute (et la défiance de soi) sont de grandes vertus; davantage que des positions bien tranchées, sûres d'elles-mêmes et quasi dogmatiques, en tout cas des certitudes arrêtées.
(au passage, même si c'est un autre sujet, mais vous l'avez vous-même mentionné, cette assurance, un brin méprisante, transparaissait aussi dans vos allusions à l'Education nationale en France... / même si il y a sans doute bcp à dire et à critiquer, personnellement, j'aurais aujourd'hui plutôt tendance à plaindre les profs en France, vu le contexte général dans lequel ils travaillent, les nouveaux problèmes de société qui ont envahi l'école (situation tout à fait inédite), le peu de reconnaissance qu'ils ont désormais et les salaires, vraiment pas mirobolants, qu'ils perçoivent...)
"ils n'ont rien fait du tout"
Et qu'est ce que vous en savez? Tout d'un coup vous voilà au fait de ce qui se passe en coulisse? En plus d’être des victimes prises en otages les pays concernés seraient aussi victimes d'une grande injustice vis à vis des autres pays.
"On ne parle pas de tout le système"
****Sur un pt particulier (que je connais assez bien), l'Ambassade de France à Tokyo (comme ailleurs dans le monde) a mis en place depuis janvier 2010 un système totalement injustifié, CAMPUS FRANCE, qui est un vrai scandale, un racket des étudiants japonais qui partent en séjour d'études en France (un an ou autre) pour RIEN du tout - ces échanges inter-universitaires (à part pour des étudiants, isolés ou minoritaires, qui partent en "mobilité individuelle", comme ils disent) étant entièrement gérés, de A à Z, par les universités japonaises et françaises sans aucune aide concrète de l'Ambassade et de ce service Campus France... dont le seul intérêt est de donner des infos sur son site (et encore)...****
Bon alors dans ce long paragraphe de quoi exactement parliez vous si ce n'est de tout le système?
"Campus France apporte au moins des infos, même si les étudiants reçoivent les mêmes de la part de leur université au Japon et celle d'accueil en France..."
Très belle périphrase pour dire que Campus France ne sert à rien. Payer pour avoir des infos qu'on a de toute façon autrement et gratuitement fait de Campus France un service inutile. A se demander comment les étudiants faisaient avant 2010?
"Et bien sûr, il ne s'agit pas de rejeter le système des visas (!)... donc le "tout le système" est superflu."
Système des visas inutile aussi. Pour venir étudier au Japon par exemple, il suffit de se pointer à l'ambassade ou à Shinagawa avec les documents adéquates; pas besoin de payer 200 euros.
"nouveau jugment (bis repetita) de la part d'une personne absolument pas concernée, connaissant vaguement le système et l'affaire, mais encore une fois péremptoire."
Là vous essayez de noyer le poisson comme on dit. Oui n'étant pas concernée j'essaye de rester objective. Est ce que Campus France aujourd'hui est remis en cause par l'administration au vue des différents dysfonctionnements, ou inquiété par qui que ce soit? Vous qui connaissez très bien l'affaire répondez à cette simple question à laquelle vous avez déjà apporté un élément de réponse?
"Permettez que ceux dont c'est le travail agissent en fonction de leurs intérêts et pour ceux qu'ils forment et défendent."
Et qui vous en a empêché? C'est tout le problème avec les partis pris, on perd vite l'objectivité et on invente des complots visant sa personne.
"des rdv importants se préparent à l'Ambassade d'ici peu, où les problèmes vont être mis à plat, exposés et discutés..."
C'est bien
****Après quoi, l'Ambassade a toujours le culot de vous répondre qu'ils font leur travail du mieux possible (voire pire encore, nient tout problème en transformant la réalité des faits et dates ! - un tic spécifiquement français, désolé de le redire, qui consiste à nier toute responsabilité, dès qu'il y a des problèmes, en particulier dans les administrations, voir le parangon que constitue la Poste française en la matière -****
Espérons que cette fois ci l'ambassade sera plus réceptive que la ou les dernières fois?
***En même temps, le nombre d'enseignants français est globalement infime, et il n'est pas évident de lutter contre un système mis en place par un Etat étranger... alors même qu'à l'Ambassade, le discours est invariant, obtus, autosatisfait (en cela très fidèle à l'administration française) et en vante toujours les "mérites"...****
Donc bonne chance!
"et les professeurs de français au Japon sont particulièrement concernés, "
Je comprends que c'est un sujet qui vous tient à cœur au point de le prendre vraiment personnellement et être touchés par les propos mais bon. Avant les profs de français ceux qui sont concernés sont les étudiants étrangers comme vous l'avez si bien dit vous mêmes et les établissements d'accueils. En cas de pépin qui en pâtit le plus? Pas vous. Par contre qui est sur le front des négociation? Vous. Qui a le plus d'importance aux yeux de Campus France et de l'administration française? Certainement pas vous. Par contre qui mène, va mener les négociation? Vous. Il y a comme un léger problème; mais j'espère de tout cœur que votre démarche va aboutir.
"Que le système Campus France soit inutile, c'est exactement (et l'essentiel) ce que j'ai dit."
Ah ben comme quoi on peut avoir les mêmes certitudes et les mêmes vérités absolues inutiles. Ou sinon elles ne sont inutiles que quand elles ne vont pas dans votre sens?
"ce qui est dénigrer l'action de ceux qui s'opposent à Campus France,"
Non c'est dire ce qui est c'est tout. Je vous ai même demandé 2 ou 3 fois de dire en quoi cette ou ces actions ont été utiles? Pas de réponse.
"Encore une fois, votre jugement en la matière est, lui, profondément "inutile" "
Arf comme vous l'avez vu plus haut, on poste souvent et ce n'est pas forcément utile. Cet article en lui même est inutile, votre subjectivité quand on parle de l'efficacité de vos actions est inutile. Mon avis est inutile. C'est la vie.
"alors même que les négociations n'ont pas encore commencé !)"
Ah? Vous nous avez menti alors? Moi je vous ai cru quand vous avez dit:
*** je puis vous dire qu'il y a une vraie bataille en cours et que le corps enseignant ne baissera pas les bras, tout simplement pour nos étudiants...***
***depuis le début de ce nouveau système, la majorité des enseignants français au Japon s'y sont opposés, ont fait entendre leur voix à l'Ambassade...***
Alors je ne sais pas, une fois vous dîtes qu'il n'y a rien à faire contre ce système, surtout depuis l'étranger, mais ensuite que vous vous êtes lancés dans une VRAIE bataille, depuis l'étranger. Que l'Ambassade n'en a rien à faire de vos protestations mais que finalement non, il y a eu, il y a, il pourrait y avoir (on ne sait pas trop) des négociations...Que Campus France est un système scandaleux mais que finalement non, il y a des choses à garder....je sais je sais, je ne suis pas personnellement concernée, bientôt je n'aurais même plus le droit de me poser des questions sur ce que vous racontez.
oulala ! que d'emportement !
oui, oui, vous avez raison et vous connaissez très bien l'affaire (sans compter que vous avez visiblement beaucoup de temps à perdre (sur une affaire qui ne vous concerne en rien)... en "bla bla" - c'est très dans l'air du temps)
comme j'ai bien d'autres choses à faire, simplement ceci :
"Est ce que Campus France aujourd'hui est remis en cause par l'administration au vue des différents dysfonctionnements, ou inquiété par qui que ce soit? Vous qui connaissez très bien l'affaire répondez à cette simple question à laquelle vous avez déjà apporté un élément de réponse?"
OUI.
"(au passage, même si c'est un autre sujet, mais vous l'avez vous-même mentionné, cette assurance, un brin méprisante, transparaissait aussi dans vos allusions à l'Education nationale en France... / même si il y a sans doute bcp à dire et à critiquer, personnellement, j'aurais aujourd'hui plutôt tendance à plaindre les profs en France,"
Nan mais vous vous voyez du mépris et du dénigrement partout. Je n'ai porté aucun jugement, aucun parti pris sur l'Education Nationale en France. J'ai fait un constat, (apparemment vous avez du mal avec la définition de constat ou préférez l'interprétez comme cela vous arrange), qui est que l'Education Nationale est un organisme énorme qui bataille souvent sur les sujets qui lui tiennent à cœur. Si ce constat est faux dîtes en quoi mais arrêtez d'inventer, ou de me faire tenir des propos que je n'ai pas tenu s'il vous plait. L'Education Nationale a un certain poids, si bien qu'on peut la désigner comme lobby.
Maintenant vous êtes une sorte de magicien ou quelqu'un de malhonnête si vous prétendez arriver à savoir avec ça quel est mon parti pris concernant l'Education Nationale.
Les commentaires s'éloignent un peu de l'article. Merci de créer une discussion sur le forum pour évoquer des thèmes différents.
"Ah? Vous nous avez menti alors?"
c'est simplement que vous tirez AUSSITOT des conclusions, jugements ou "constats" en venant à peine de prendre connaissance d'une "affaire" (et encore une fois, ce n'est pas l'endroit ici pour expliquer tout cela dans les moindres détails).
Mais je reprends en 2 mots (peut-être serai-je plus clair) : des protestations se sont faites entendre dès le début, venant de cas isolés (initiatives individuelles) ou d'un petit comité... depuis peu, les pbs se multipliant et la colère montant, la Société Japonaise de Langue et Littérature Françaises (qui regroupe tous les profs de français des universités japonaises) a pris les choses en main, lancé un "appel à mobilisation" auprès de toutes les universités japonaises concernées et va négocier avec l'Ambassade...
jusqu'à présent, il n'y avait eu aucune négociation, mais simplement des plaintes (pour le dire vite)...
Par contre, pointer mes soi-disant susceptibilité ou délire (voire mensonge) est déplacé... pardon, mais sans être magicien, je sais un peu lire (pas seulement entre les lignes) et comprendre quand il y a une certaine raillerie, ironie, dénigrement ou condescendance - entre autres ex. (nombreux - sans parler des étudiants eux-mêmes aussitôt taxés de "NEUNEUS") :
"Me dire qu'il y a eu des protestations contre ce système parce qu'une poignée d'enseignants au Japon sont partis râler à l'ambassade.....quand même."
Ne pas prendre les gens pour des idiots, svp.
Sur ce, bonne fin de journée.
"Par contre, pointer mes soi-disant susceptibilité ou délire (voire mensonge) est déplacé..."
Ah! Bon? Porter aux autres des propos qu'ils n'ont pas tenus ne l'est pas peut être? Si la discussion vire au n'importe quoi parce que vous ne supportez pas qu'on dise que votre action est inutile je pense qu'il est nécessaire de pointer votre susceptibilité. Quand vous mélangez les mots et mettez tout dans le même panier, oui c'est nécessaire de remettre les pendules à l'heure. Entre raillerie, ironie et dénigrement il y a de grosses nuances dont apparemment ça vous arrange de faire fi. Je vous ai répondu sur un ton ironique, je n'ai pas dénigré votre action et encore moins raillé celle-ci. Si vous percevez tout de la même manière ou si vous êtes trop susceptible pour faire la différence, c'est votre problème pas le mien.
""Me dire qu'il y a eu des protestations contre ce système parce qu'une poignée d'enseignants au Japon sont partis râler à l'ambassade.....quand même.""
C'est quoi le rapport avec l'Education Nationale dont vous parliez plus haut? Maintenant l'astuce c'est de prendre un sujet et de coller les réponses sur un autre sujet en dessous?
Mais bon non vous ne savez pas lire, ni même entre les lignes. Comprendre plus haut qu'une poignée ou une foule grandissante (ou que peu importe comment vous voulez l'appeler et qui ne sera pas du dénigrement à vos yeux) de professeurs de français et autre, qui va protester à l'ambassade ne consiste pas une protestation efficace au point de faire bouger les choses. En gros, pour moi ce n'est pas protester contre le système. Ce n'est qu'un avis personnel mais pour moi dans l'idée de protester contre un système assez important ici, il y a l'idée d'efficacité. Quand les différents acteurs dans l'enseignement se rassembleront pour protester de manière efficace et significative contre ce système, je reconsidérerai ma position. Tant que les principaux concernés, à savoir les étudiants et les établissements d'accueils ne porteront pas la protestation, toute action sera inefficace donc inutile. Ce n'est que mon avis, si maintenant ça vous fait mal au cœur d'entendre ça, bah que voulez vous que j'y fasse? Je ne vois pas où sont le dénigrement et les railleries.
Je parle évidemment, comme c'était apparemment le cas au début, du système Campus France dans son ensemble. Si maintenant vous avez changé de discours et ne parlez que d'un point en particulier type celui des visas où il faut payer avant, qui sait, peut être que ça peut fonctionner pour ce point et non le système dans son ensemble.
oui, oui, je mélange les mots, je ne sais pas lire, etc. etc.
oui, oui, vous avez raison...
oui, oui, j'ai bien compris que , depuis le début, comme vous savez très bien, avec la plus grande certitude, ce qui est "utile" ou pas, vous faites un peu la leçon sur tout, que les étudiants sont des "neuneus" et l'action des autres (profs ou non) "inutile", etc. etc.
merci de ces précieux commentaires et chicaneries lexicales.
Que serait-ce si vous parliez de qq chose que vous connaissez bien ou dans quoi vous êtes directement impliquée ?! j'en frémis d'avance.
"ce n'est pas le doute qui rend fou, c'est la certitude" (Nietzsche)
Encore une fois, ne pas prendre les gens pour des idiots, svp.
"J'ai le droit de poser une question (qui d'ailleurs ne t'était pas destinée si ça t'agace tant) plutôt que d'aller voir sur le site, et de répondre en me basant sur ce que j'ai compris. Et j'ai même le droit de mal comprendre tu vois. A ce que je sache nous ne sommes pas des machines et tous les jours et bien il y a des gens qui posent des questions, même si la réponse est à portée de main. C'est la vie."
Excusez moi d'avoir répondu à vos messages privés, je suis impardonnable. Je vous fait juste remarquer qu'il est une chose de poser des questions, il en est une autre de les poser, d'y répondre dans la foulée pour les faire coller a ses conclusions.
Après je ne vous renvoie qu'à vos précieux conseils de toujours se renseigner avant de rentrer dans des discussions, car il n'y a rien de plus énervant que de devoir débattre avec une personne qui édicte les réponses à apporter à une problématique qu'elle ignore.
Vous venez de nous en faire une superbe démonstration.
"Après je ne vous renvoie qu'à vos précieux conseils de toujours se renseigner avant de rentrer dans des discussions, car il n'y a rien de plus énervant que de devoir débattre avec une personne qui édicte les réponses à apporter à une problématique qu'elle ignore.
Vous venez de nous en faire une superbe démonstration."
On ne saurait mieux dire et résumer.
Mais c'est aussi très dans l'air du temps, et tout a été démultiplié avec le net, générant les plus grandes diarrhées verbales et le bla-bla généralisé et compulsif (souvent pour avoir le dernier mot, quel que soit le sujet) sous l'étiquette "commentaire" : sous les mots d'ordre (inconscients et trompeurs) de "communication", "exprimez-vous", tout le monde ou presque y va de ses commentaires sur tout, a un avis (arrêté) sur tout, même au sujet de problématiques dont on ignore tout et qu'il est superflu de connaître pour donner son avis...
" Encore une fois, ne pas prendre les gens pour des idiots, svp."
Ah bon? Voir vos propos contradictoires et le "vous dénigrez les enseignants français et leur action car vous dîtes qu'elle est inutile". Parler de mon parti pris sur l'Education Nationale que soit disant vous connaissez car vous lisez entre les lignes, pour ensuite y répondre en vous basant sur un autre sujet qui n'a rien à voir en plus. Quand ça va dans votre sens "Bah c'est ce que j'ai dit" mais quand ça va pas dans votre sens "Bah vous ne comprenez rien". Et la bonne vieille technique "Bon bah je ne répondrai plus car ça n'en vaut pas la peine" pour venir ensuite sortir 5 postes derrière.
"Excusez moi d'avoir répondu à vos messages privés, je suis impardonnable. "
Il n'y a rien d'impardonnable. Vous avez tout à fait le droit d'intervenir, surtout que vous aviez même raison. J'ai juste dit que votre réponse ne servait pas à grand chose. J'ai le droit de poser une question plutôt que d'aller sur le site si je veux et pour quelqu'un qui a si peur que la discussion vire au n'importe quoi, votre présence sur les 3 autres sujets en cours où là pour le coup on est dans le grand n'importe quoi sur les japonais en partant de faits divers ou d'anecdotes est impressionnante. J'étais juste un peu perplexe sur cette intervention soudaine c'est tout.
"Après je ne vous renvoie qu'à vos précieux conseils de toujours se renseigner avant de rentrer dans des discussions,"
J'ai initialement répondu aux propos de daf que j'ai mal compris. Effectivement ça aurait été mieux d'aller sur le site de Campus France avant pour avoir une description plus claire. Je n'ai pas pleurniché ou crié au dénigrement et au mépris quand je me suis faite reprendre, je ne vous ai pas accusé de tout et n'importe quoi ni ne me suis portée en victime, j'ai accepté et fait mon mea culpa.
"car il n'y a rien de plus énervant que de devoir débattre avec une personne qui édicte les réponses à apporter à une problématique qu'elle ignore."
Bon et bien on se comprend c'est déjà ça.
Mais quelle problématique? Voilà les 3 points sur lesquels je suis intervenue et rien d'autre:
-Il faut combien de temps selon vous pour savoir que Campus France est un système complètement inutile? 1 min? 1h? 1 mois? 2 ans? Tiens dag qui connaît bien le sujet peut nous éclairer. Ah! Mince, il pense la même chose (d'après ce qu'il dit mais il me semble qu'après là aussi il a changé son discours). Je suis perdue. Etant donné que je ne comprends rien de rien à cette problématique, probablement que lui non plus alors.
-On ne peut pas se dire victime d'un système si des actions concrètes et efficaces n'ont pas été prises pour échapper à ce système. Cela n'a rien à voir avec dag et les enseignants français au Japon, ni même avec Campus France. J'ai donc dit que les actions prises et évoquées par dag sont inutiles et j'ai expliqué pourquoi, dag lui dit une fois que les actions prises sont inutiles puis qu'elles le sont. 2 avis et demi qui diffèrent, c'est scandaleux. De quelle problématique on parle là? Si problématique il y a je la connais très bien détrompez vous, il s'agit de la résolution des conflits et des négociations pour atteindre un but précis. On verra bien si grâce aux actions prises par les profs français au Japon le système Campus France être retiré.
-Je n'ai pas dénigré ou ne me suis moquée des enseignants de français au Japon.
Tout le reste, entre les versions qui changent à chaque poste, les enseignants à qui on aurait soit disant dit de ne rien faire, mes soit disant conclusions à suivre à la lettre, les procès d'intention qui sortent de nul part du type sur l'Education Nationale, désolée mais ce n'est pas à mettre sur mon dos.
(je n'ai absolument pas changé de discours sur Campus France, ni de versions à chaque post - vous comprenez ce que vous voulez, comme vos conclusions, et chicanez sur des détails)
"nlle superbe démonstration", comme disait JIM.
cqfd
sans compter qu'apparemment vous adorez arguter (voire chercher des noises aux gens sur des questions dont vous ignorez tout et qui ne vous concernent même pas), en niant ce que vous avez vous-même écrit (parlant à la fin de "procès d'intention" !) mais ne vous inquiétez pas, je vous laisse le mot de la fin.
PS : au passage, marrant comme on se dérobe avec des "c'est la vie" - comme si on savait ce qu'est "la vie" (?), qu'elle serait ainsi pour tous (?) ou qu'on supposerait qu'elle devrait être ainsi, selon son propre avis (?)...
En tout cas, vous semblez particulièrement désoeuvrée pour pinailler autant et vouloir coûte que coûte avoir raison sur des sujets qui ne vous impliquent même pas...
Ah! bah voilà qu'en plus on cherche des noises au pauvre dab maintenant.
un coup "dag", un coup "dab"... non "daf"
Une fois de plus, cqfd
Apprenez le doute et le sens du dialogue, plutôt que dès le départ lancer des affirmations péremptoires et ironiques sur des sujets dont vous ignorez tout (je ne vais pas tout reprendre : des "neuneus" au "Me dire (...) quand même", il y a pléthore... et si vous ne vous en rendez même pas compte, je vous plains)
Le doute et le sens du dialogue c'est vous dire oui oui et ce que vous avez envie d'entendre?
Ca doit être plutôt vos pouvoirs divinatoires sur des avis que je n'ai jamais exprimés et dont vous n'avez aucune idée.
Nan mais pour quelqu'un qui devait arrêter de parler depuis longtemps et qui se soucie tellement de la question du dernier mot au point de me le laisser gentiment plusieurs fois (encore une feinte?), on ne vous arrête pas. Tout ce que vous avez écrit se trouve plus haut.
Pardon pour votre pseudo.
"-On ne peut pas se dire victime d'un système si des actions concrètes et efficaces n'ont pas été prises pour échapper à ce système."
Tiens donc ! c'est nouveau ça !
et énoncé (encore une fois) avec une telle CERTITUDE, un vrai axiome !
En extrapolant très largement, mais en appliquant cette REGLE ou ce PRINCIPE, les victimes du nazisme, pour la plupart, ne pouvaient pas se dire victimes tant que, etc. etc.
Comme si tous les conflits et problématiques étaient tous pareils et comme Mlle ou Mme TVIP connaît tout ça très bien, les pbs et les solutions idem...
Du grand n'importe quoi, à force d'être aussi pétrie de certitudes et d'assurance, sans voir (comme pour le droit en général, ou les droits de l'homme en particulier), que, comme disait Deleuze, il n'y a pas de vérité (absolue), il n'y a réellement que des cas de jurisprudence et que chaque problématique, chaque situation est différente...
"Le doute et le sens du dialogue", c'est d'être un minimum informé avant d'AUSSITOT tirer des conclusions ou faire des "constats" généraux, en ignorant tout d'un pb (surtout ironiquement).
Bien le bonsoir, je m'en vais à mon "yakitori ya" préféré, déguster mes brochettes et mon saké préféré... (en vous laissant le dernier mot, "dôôôôôzôôôô")
Ah! magnifique. Comparer Campus France au nazisme. Comme quoi tous les moyens sont bons pour......ce que vous dénoncez.
ce n'est PAS DU TOUT UNE COMPARAISON (décidément les pbs de lecture sont loin d'être où vous croyez... "EN EXTRAPOLANT TRES LARGEMENT" / AVEC VOUS, ON EST OBLIGE DE METTRE CERTAINS TRUCS EN GROS, ET ENCORE vs comprenez autre chose) - c'est l'application de votre propre principe, énoncé de manière générale et absolue (relisez-vous).
"-On ne peut pas se dire victime d'un système si des actions concrètes et efficaces n'ont pas été prises pour échapper à ce système. CELA N'A RIEN A VOIR avec dag et les enseignants français au Japon, ni même avec Campus France. "
CIAO
Nan mais c'est bon avec vos ciao, ça fait au moins la 3ème fois que vous faîtes le coup.
"c'est l'application de votre propre principe, énoncé de manière générale et absolue"
Oui oui, comme vous avez lu (entre les lignes!) que je méprise l'Education Nationale, vous dénigre vous, vous dis de faire ci ou ça, je vous cherche même des noises c'est pour dire. Avec votre imagination à fleur de peau tous les scénarios sont possibles donc. Ironie du hasard ma position sur les victimes du nazisme est largement énoncée sur un sujet récent.
oui, oui, vs avez raison...
oui, oui, c'est facile de faire diversion (sur les "ciao" , sans aucune importance, ou sur le nazisme, sans aucun rapport bien sûr !) comme pour se dérober ou se dédouaner de ce qu'on a écrit et de la manière dont on l'a écrit, noir sur blanc, et pas entre les lignes :
"-On ne peut pas se dire victime d'un système si des actions concrètes et efficaces n'ont pas été prises pour échapper à ce système. CELA N'A RIEN A VOIR avec dag et les enseignants français au Japon, ni même avec Campus France. "
Mais comme vous dites, "cela n'a rien à voir"... donc
cqfd, vous avez raison car vous détenez les gds axiomes de la vérité.
Amen.
"oui, oui, c'est facile de faire diversion"
80% de vos interventions
Je ne sais même pas pourquoi vous parlez? Campus France (le sujet il me semble bien? A part si vous avez encore changé?), c'est un système politique qui plus est une dictature? Passer par Campus France vous est imposé? Par la répression armée? Non, si vous ne voulez pas y passer vous avez le choix de faire vos études dans un autre pays. Je ne vois même pas pourquoi je discute pour le coup, comparer sur une discussion sur Campus France un système comme campus France avec le système nazi ça prouve juste à quel point votre esprit part dans tous les sens.
Quant au fait de couper des réponses à d'autres questions pour leur faire dire ce que vous voulez en les collant sous d'autres sujets je vous ai déjà dit que ça ne sert à rien. Tellement à rien que je ne sais même pas où vous voulez en venir avec le dernier morceau que vous avez choisi.
Avec le fait de vous avoir cherché des noises, dénigré etc etc vous pouvez rajouter, retardé pour manger votre dîner. Bientôt ça aussi ce sera de ma faute.
PS:"oui, oui, c'est facile de faire diversion (sur les "ciao" , sans aucune importance, ou sur le nazisme, sans aucun rapport bien sûr !)
Encore une bonne. Alors maintenant c'est moi aussi qui suis responsable de la dérive sur le nazisme. Pardonnez moi d'avoir amené ce hors sujet.
PS2: C'est fou le nombre de postes que vous avez édités bien après daf. Surement votre grand sens du dialogue. Bref encore de l'honnêteté intellectuelle. Vous ne m'en voudrez pas si je ne reviens pas sur les rajouts par ci par là?
"Non, si vous ne voulez pas y passer vous avez le choix de faire vos études dans un autre pays."
ouille, en effet on se demande vraiment de quoi et à qui vous parlez ?! et si vs avez vraiment compris qq chose au sujet en question (qui concernait exclusivement des relations entre la France et le Japon, plus précisément les étudiants japonais partant étudier en France, pour x et x raisons - qu'on ne va pas vous détailler non plus... si c'est leur droit, désir, etc.)
"Tellement à rien que je ne sais même pas où vous voulez en venir avec le dernier morceau que vous avez choisi."
comme quoi, vs ne comprenez même pas ou plus ce que vs écrivez vs-même (un comble ! cqfd) (ça doit être l'abus compulsif de diarrhée verbale...)
NIKKI 2 : "Ben c'est le socialisme français : tu payes d'abord, t'as rien après. (...) État Français, état racket, c'est la même chose."
je ne sais pas si c'est "le socialisme français"... mais en tout cas ce système est le fruit de l'ère Sarko...
La droite est aussi socialiste que le PS, avec de l'administratif et du gaspillage à gogo comme culture économique de base, sans parler du vieux virus monarchiste français qui aime à faire ronfler les titres à coup de "Haut Conseil" à ceci, ou "Grand Commissariat" à cela, voitures de fonction, palais en or, etc. doublons partout, etc.
Comment faire râler un peu plus le pays des retraités.
http://www.capital.fr/carriere-management/actualites/les-expatries-les-m...
La conspiration pour s'emparer du pouvoir, la manipulation pour le garder.
La qualité de vie en France est très relative. On y vit mieux que dans les campagnes indiennes, mais quand on entre dans les détails on peut s'interroger. Je dirai surtout "Qui vit mieux en France". Voir des retraités, généralement friqués, dire que la Côte d'Azur c'est vraiment agréable, c'est quelque chose qui se conçoit. En est-il de même pour un smicard de la périphérie francilienne ? Un jeune de 20 ans dans une ville moyenne d'Auvergne ? En 2012, je serai tenté de dire que les pays où les retraités se sentent bien sont les mêmes qui, pour les jeunes, sont une calamité.
Dans ce classement, l'Espagne est très bien placée. Si on pose la question au moins de trente ans (53% de chômage), pas sûr qu'ils répondent pareil.
À noter pour le classement des revenus des expatriés que le Japon ne figure pas dans les dix premiers, passant donc derrière le Vietnam ou la Chine. Pas étonnant, les salaires au Japon sont tout simplement scandaleux.