Japon : les autorités s'excusent pour leur réglementation nucléaire déficiente

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« Je dois admettre que les directives de sécurité nucléaire que nous avons émises jusqu’à présent présentaient plusieurs défauts. » Pas de phrase choc dans le discours d’Haruki Madarame, chef de la sécurité nucléaire japonaise (NISA), mais un discours franc.

Les règles de sécurité appliquées à l’industrie étaient déficientes, obsolètes et en dessous des normes internationales, a-t-il reconnu mercredi, présentant ses excuses officielles pour les conséquences de ce laxisme lors du tsunami de mars dernier.

Haruki Madarame a livré devant la presse son analyse des défauts de la réglementation. L’hypothèse d’une panne prolongée d’électricité a été sous-estimée par les autorités, tout comme celle de l’inondation des sous-sols, où les générateurs de secours de Fukushima étaient installés.

Alors que d’autre pays ont appliqué les mesures de sécurité de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique « Nous avons perdu du temps à expliquer que les mesures n’étaient pas nécessaires au Japon » explique-t-il.

A quelques semaines de l’anniversaire de la catastrophe de Fukushima, l’heure est à la confession pour les officiels japonais :

Nobuaki Terasaka à la tête de NISA jusqu’à à août dernier vient de révéler n’avoir jamais eu aucune expérience dans le domaine du nucléaire et avoir à peine participé la gestion de la crise. L’ancien responsable a également souligné le « manque de personnel » avec suffisamment « d’expertises techniques pour pouvoir gérer une crise impliquant plusieurs réacteurs. »

Des paroles, donc, mais aussi quelques actes. La sécurité nucléaire devrait être confiée au Ministère de l’Environnement. Elle était jusqu’à présent sous la tutelle du Ministère de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie, en outre chargée de promouvoir l’industrie nucléaire et d’assurer sa santé financière.

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Portrait de luinil

Ils en parlaient ce matin à la TV.

Cela fait du bien d'entendre enfin un peu de vérité, mais les fonctionnaires japonais ne changent pas : le mec utilisait toutes les formules qu'il pouvait pour diluer son autorité : "Je ne me souvient pas" "Je suis un bureaucrate pas un spécialiste" "Je crois que ça c'est fait sous mon autorité", etc... Il était chef de l'agence quand même.

A noter que les tests faits sur les centrales pour leur redémarrage on été faits sous son autorité (il pense, il a pas l'air sur ^^') et avec les normes inadaptées dont il parle... En toute logique il faudrait les refaire, avec des normes beaucoup plus solides.



Portrait de Phong

On voit bien la la maniere de diriger a la japonaise, et la maniere de faire leur confession (excuse): Je suis le boss mais je ne prends aucune responsabilite personnelle, les regles internationnales (recommandation) des autres ne s'applique pas a nous.

Faudrais que Sarkozy se presente en tant que nouveau premier ministre Japonais, je suis sur qu'il ferait un malheur.



Portrait de Phong

Le Japon n'est par nature un pays qui font beaucoup de proces. Il prefere faire des accords a l'amiable ce qui arrange "tout le monde". Par exemple une entreprise qui fait volontairement des "magouilles" (prenons le en sens large). Meme si il est prouve que l'entreprise est coupable, il n'y a aucun moyen dissuasif pour empecher tout nouveau comportement de ce genre. C'est la raison principale pour laquelle on voit les dirigeants fairent des conferences de presse pour s'excuser, mais cela ne les forces en rien a changer leur habitudes.

La plupart des personnes japonaises avec qui j'ai discute considere la loi comme un guideline et non comme les regles a respecter a tout prix.



Portrait de slv

Au Japon, le déni de responsabilité est comme le déni du sujet dans la phrase japonaise, la responsabilité se dilue dans l'ambiant, l'ambiant dans le collectif et le collectif dans le temps de l'action qui plus elle s'éloigne devient intangible. Le passé est le passé, pourquoi s'en préoccuper puisqu'il a disparu, le futur n'existant que comme probabilité subjective, seul le présent compte. Les excuses proclamées sont gênante dans l'instant pour celui qui à mission de les donner, elles sont sincères comme peuvent être une façade. Mais tout n'est que façade et déni car si le pouvoir n'est jamais là où il s'affiche sa responsabilité ne peut s'en trouver entachée.
Pratique, non ?



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