La gratuité de la scolarité à l'étranger supprimée

La nouvelle est tombée comme un couperet ce matin pour les parents d'élèves scolarisés à l'étranger. Dès le mois prochain, la prise en charge des frais de scolarité dans les lycées français va être supprimée.

"J'ai de la chance dans mon malheur, je ne suis pas encore parti en vacances, je peux donc courir dans tous les sens pour faire une demande de bourse au plus vite car la somme demandée par l'école est bien trop importante pour nos moyens. Notre fils entre en terminale, il faut donc qu'il termine sa scolarité ici. Nous pensions être tranquilles avec la prise en charge et ce fut un vrai choc ce matin en découvrant le mail de Francis Nizet", explique un parent d'élève scolarisé à Pékin, à propos du courriel du conseiller ex-UMP à l’Assemblée des Français de l’Etranger.

Une mise en application subite
La prise en charge des frais de scolarité introduite en 2007 par Nicolas Sarkozy doit en effet être supprimée avant la fin du mois, en même temps que l'adoption du projet de loi de finances rectificatives pour 2012.

La mise en application de cette mesure qui vise à faire des coupes budgétaires prend cependant de court un grand nombre de parents d'élèves de seconde, première et terminale dont beaucoup sont déjà partis en vacances.

En clair : un grand nombre d'entre eux doit trouver de toute urgence de quoi financer la scolarité de leurs enfants pour la rentrée prochaine.

Demande de bourse
"J'ai soutenu la suppression de la PEC (prise en charge de scolarité) car c'est un système qui instaurait des inégalités. Pour autant, je suis mécontent de la façon dont cette décision est prise. Je ne pensais pas que cela allait être effectif au mois de septembre", proteste le conseiller socialiste à l'Assemblée des Français de l'Etranger Marc Villard, qui déplore qu'aucune information sur les mesures d'accompagnement d'abandon de la PEC n'ait été fournie pour l'instant.

"Cela met plusieurs familles dans une situation difficile car elles se retrouvent à la dernière minute avec des dépenses non budgétées"
ajoute ce dernier, qui a saisi Mme H.Conway, la Ministre délégué auprès de Laurent Fabius en charge des Français de l'étranger pour manifester sa désapprobation.

"Je trouve ça injuste de prendre cette décision aussi rapidement sans nous laisser le temps du choix. On ne peut pas rentrer en catastrophe en France et nous sommes donc coincés", confirme à Pékin un autre parent d'élève très remonté.

Il est recommandé très vivement à toutes les familles qui bénéficiaient de la PEC en 2012-2013 de déposer rapidement un dossier de bourse scolaire auprès du consulat afin que la 2ème commission locale des bourses qui se réunira à la rentrée puisse étudier leur dossier, précisait aujourd'hui le communiqué de Francis Nizet.

Mais déjà beaucoup de parents s'inquiètent. "Même si on peut faire une demande de bourse, nous n'entrons pas tous dans la catégorie boursiers 100%, ce qui ne veut pas dire que nous sommes riches et ce qui implique qu'il va falloir casser l'épargne ou demander de l'aide à la famille pour payer la scolarité des mômes".

Laurent Fabius, qui visite dans quelques jours le lycée français de Tokyo, sera surement interrogé sur ce point par les parents d'élèves.

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Portrait de kensou

ceux qui ont leur enfants en terminale et qui se sont dit qu'ils ne seraient pas impacté par la fin de la PEC doivent s'en mordre les doigts d'avoir voté Hollande...



Portrait de furomaju

Bravo le Parti "Socialiste"...



Portrait de slv

Pourquoi se soucier de ses enfants de riches expatriés qui étudient à l'étranger dans les lycées français au frais de ceux qui paient des impôts en France et qui en plus votent manifestement à droite. Ils sont sacrifiables.
Le Héraut de flamby 1er à dit qu'il n'y aura aucune austérité.

La conspiration pour s'emparer du pouvoir, la manipulation pour le garder.



Portrait de achan

Enfin la mort de cette mesure a la con.

Par contre évidement faire ça en milieu d’année scolaire c'est franchement dégueulasse. Prévenir a l'avance est la moindre des choses, mais comme dit SLV, pourquoi ménager une population qui de toute façon vote majoritairement contre toi?

De toute façon il va falloir vous habituer a avaler des couleuvres, c'est pas encore fini.

Contra negantem principia non est disputandum.



Portrait de JIM

C'est pas en pleine année scolaire, la rentrée est en Septembre, par contre, ça laisse peu de temps aux parents pour trouver 10 000 euros pour chaque enfant scolarisé au lycée. Pour payer ce genre de frais, il faut vraiment bien gagner sa vie.



Portrait de Yann

C'était une mesure à la con, c'est bien de la supprimer. Mais je connais plusieurs familles qui ne gagnent pas beaucoup, qui ne savent plus comment faire. Le problème est de savoir sir l'argent donné pour la prise en charge des lycéens va être redistribué pour augmenter le volume des bourses, ce qui serait vraiment juste.



Portrait de achan

Comme le but de la manœuvre est de réduire les dépenses pour rééquilibrer les comptes de l'Etat, je crains qu'il n'y faille pas compter...

Contra negantem principia non est disputandum.



Portrait de slv

C'est encore une preuve qu'une bonne idée pour encourager l'égalité de façade engendre des inégalités de fond.
Comment des milliers de parents et d'enfants vont faire pour la rentré de septembre en attendant des éventuelles bourses qui risquent en plus d'être attribuées à la tête du client ( j'en sais quelque chose pour en avoir été victime en 1981 après l'arrivée des roses dont j'ai bien assez tôt senti les épines ).
La gratuité de l'enseignement dans les établissements français à l'étranger pourrait être vu comme une promotion de la francophonie mais là aussi, le gouvernement et beaucoup de politiques, d'intellectuels s'en foutent tellement que pour pas mal d'entre eux les mots France, Français, langue française leur font aussi honte qu'à un footballeux incertain ne sachant même pas l'hymne national.

La conspiration pour s'emparer du pouvoir, la manipulation pour le garder.



Portrait de Nikki

Ca va accélérer la liquidation de l'enseignement français à l'étranger. Et le réserver aux friqués. Brillante idée.



Portrait de louis19

peut etre que dans certains pays, cette mesure "genera" un peu qq expatries.
Mais en ce qui concerne le japon, les expa gracement payes, peuvent se permettre de regler ces frais de scolarite surtout ceux qui gravitent du cote du lycee ou des ambassades, Ils ne sont la QUE pour 1 an ou 2, et ce sont les premiers (ou plutot les premieres) a crier au scandale.
Allez donc du cote de " tokyo petites annonces " veritable agence d emploi de reclassement disons, un peu speciale. Tous les jours, on peut trouver ce genre d annonces :
" Maria cherche un nouveau sponsor. elle si gentille avec les enfants. Elle est disponible 24h/24h.. ira accompagner les enfants a l ecole, vous fera la cuisine, le menage, ira chercher les enfants.. voici son numero de telephone..etc
Ce sont toutes des philippines reclassees apres avoir ete " danseuses" dans les clubs et qui ont besoin d un sponsor pour leur visa.

Et pendant ce temps...ces cheres dames dont le mari travaille, se donne RV, vont au cine, au coiffeur, a la gym, au salon de the etc..
Elles s echangent donc grace a ce systeme " tokyo petites annonces " et exploitent ces filles.. avec des salaires de misere.

l ambassade ..tolere !

Je ne parle pas des couples franco/japonais qui mettent leurs enfants a l ecole japonaise.



Portrait de Michix

"en ce qui concerne le japon, les expa gracement payes, peuvent se permettre de regler ces frais de scolarite surtout ceux qui gravitent du cote du lycee ou des ambassades, Ils ne sont la QUE pour 1 an ou 2, et ce sont les premiers (ou plutot les premieres) a crier au scandale." : OK , les expatriés ont peut-être des revenus qui devraient leur permettre de faire face à ça sans problème mais pense aussi aux non expatriés, qui travaillent dans les mêmes conditions et avec le même niveau de revenus que les nationaux et qui souvent sont installés à l'étranger pour une durée beaucoup plus longue que les expatriés. Pour ceux-là l'addition risque d'être salée.
En même temps, si la scolarité est payante au Japon (comme dans d'autres pays), je ne vois pas pourquoi les Français devraient avoir le privilège d'en être dispensés car ils sont Français. L'argument de promotion et de développement de la francophonie avancé dans un autre commentaire plus haut est complètement hors sujet.



Portrait de achan

"Pour ceux-là l'addition risque d'être salée."

Bah oui, mais, comme tu dis après, il n'y a pas de raison. Fallait y penser avant, qu'en quittant la France on quittait aussi les avantages qu'elle offre (et encore, pas tous). Quelque soit le gain pour la France en terme d'image ou de francophonie, elle n'a pas a soutenir par de l'argent public toutes les initiatives privées d’émigration, surtout quand les bénéficiaires ne paient pas l’impôt en France et dans le contexte de crise actuel.

D'ailleurs si on suit la logique de l'argument sur la promotion de l'image de la France et de la francophonie, alors puisqu'on récompense ceux qui émigrent et donnent une bonne image il faudrait mettre des amendes aux émigrés qui se comportent mal et n'enseignent pas le français a leurs gamins. Tout ça n'a pas de sens.

Contra negantem principia non est disputandum.



Portrait de luinil

Perso je pense que dans des périodes ou l'état français à les moyens, c'est plutôt une bonne mesure, mais dans des périodes comme maintenant, ou on cherche à réduire de forts déficits, que ce genre de dépenses soient coupés ne me semble pas anormal.

Quand aux expatriés a long terme travaillant comme les locaux, ils peuvent utiliser l'enseignement local. (quitte a rajouter des cours de français en plus, ça coutera toujours moins cher que le lycée français).



Portrait de JIM

Effectivement, pour les français travaillant comme locaux c'est un coup dur (une année coutant dans les 10000 euros), pour les expats, ça ne changera pas grand chose, leur entreprise paiera les frais.
Comme Luinil, je pense que c'est logique, vu que la situation financière de la France ne le permet pas, mais il est vrai qu'en tant de faste économique, ce ne serait pas quelque chose qui me choquerait. Bien que ça induit un effet pervers, en rendant la scolarité gratuite pour les français, les places sont moins nombreuses pour les élèves étrangers, ce qui est vraiment dommage.



Portrait de luinil

je suis d'accord pour l'inégalité envers les étudiants étrangers, mais il ne faut pas se voiler la face, ces lycées sont avant tout fait pour les enfants de français expatriés, et tout particulièrement de ceux qui le sont temporairement, sinon les rythmes scolaires suivraient ceux du pays d’accueil et pas ceux de la France, avec par exemple une année scolaire commençant en septembre et non en avril au lycée français de Tokyo.

Après je manque de connaissances sur les programmes, mais j'ai aussi l'impression que ceux ci sont essentiellement tournés vers le système français (bac, etc...) et pas du tout vers le système local. Par exemple dans le projet d'établissement du lycée français de Tokyo, ils parlent des résultats au bac, au brevet, mais pas des entrées dans les universités japonaises.

Qu'il n'y aie pas grand chose sur l'intégration dans le système éducatif local est assez parlant.
Quels parents japonais enverraient leur enfant dans le lycée français si ce dernier ne donne aucun débouché au Japon ?
On peu aussi se poser la question pour les parents français installés "définitivement" au Japon : envoyer leurs enfants au lycée japonais débouchera avec une forte probabilité sur une éducation supérieure en France et non au Japon, ce qui est loin d'être sans conséquences, tant au niveau financier qu'au niveau de l'enfant (qui ne voudra pas forcément abandonner toutes relations sociales pour aller passer 3/5 ans en France.

Pour faire symple, le lycée français c'est si vous voulez envoyez vos enfants dans une université française, ce qui limite fortement la clientèle dans les pays développés (essentiellement les expatriés de passage).



Portrait de JIM

Le fait que c'est un système français peut intéresser les japonais fortunés (les lycées internationales sont très prisés par les riches japonais), d'ailleurs un élève sur 8 est japonais 1/4 franco-japonais et 1/2 français. Avec le système français ils ne passeront pas le concours d'entrée japonais pour les universités, mais le concours pour étranger. Je pense que pour les grandes universités japonaises, il est plus simple de réussir le test d'entrée pour étranger que l'examen japonais ou alors ils visent des universités à l'étranger.



Portrait de achan

" Je pense que pour les grandes universités japonaises, il est plus simple de réussir le test d'entrée pour étranger que l'examen japonais"

J'ai un collegue Bengladais qui m'a dit que le concours pour entrer a Todai comme doctorant pour les etrangers, c'etait les doigts dans le nez. Apres, il disait peut etre ca pour pas faire le vantard (quoique, connaissant le gus en question, ca m'etonnerait...).

Contra negantem principia non est disputandum.



Portrait de Super_Jamon

Bah pourquoi tout le monde semble croire qu'un mec qui est là en expat pour quelques années seulement a forcément des moyens illimités ?
J'en connais suffisamment (et j'en fait partie) qui ont certes un salaire meilleur qu'en France, mais rien de mirobolant ramené au coût de la vie...

Et quand au mythe de "l'entreprise paie tout sans discuter" ça me fait rigoler doucement... je dois presque me prostituer pour avoir une clé USB alors je les vois mal m'offrir 10000€ pour payer l'école de mon gosse (en plus j'en ai pas alors ils me verraient arriver... ^^) !
Il y a pas que des groupes du CAC40 qui sont implantés à l'étranger hein, y'a des boites qui ont pas beaucoup de moyens aussi...

Enfin comme toute mesure elle peut être bonne ou mauvaise, ça dépend d'où on regarde... et on peut toujours essayer ranger les gens dans des belles boites bien étiquetées, y'a toujours des emmerdeurs pour tomber pile entre 2 ;-)



Portrait de achan

"Bah pourquoi tout le monde semble croire qu'un mec qui est là en expat pour quelques années seulement a forcément des moyens illimités ?"

Personne ne le croit. Par contre ce qui est sur c'est que te payer la scolarité des gosses d'expats a l'etranger est loin d’être une priorité.

Que cette mesure semble bonne a priori a ceux qui peuvent en bénéficier c'est une évidence. En règle générale on commence par déterminer son opinion en fonction de ses intérêts, puis on trouve des arguments ad hoc pour l’étayer. Personnellement, habitant au Japon et ayant un gosse je pourrais en bénéficier, mais je n'ai pas l'outrecuidance de prétendre a ce que l'Etat français vienne jusqu'au Japon me fournir une assistance sociale a laquelle je ne cotise pas.

Bien sur il y a sans doute des cas particuliers ou ça peut se justifier, mais payer pour tous, expats et émigrés, ca coute un bras. L'Etat en ce moment a mieux a faire de son argent que de payer des écoles hyper-chères a ceux qui ont choisi d'aller vivre a l’étranger. Le jour ou on croulera sous le pognon, pourquoi pas, toute aide est bonne a prendre. Sauf que c'est pas pour demain, et que d'ici la on aura trouve 100000 meilleures façon de dépenser ce pognon.

Contra negantem principia non est disputandum.



Portrait de TVIP

luinil

En effet le lycée français suit le programme français. C'est juste une école française basée à l'étranger. Sauf que l'école est aussi tournée vers le pays d'accueil. Notamment en rendant l'apprentissage du japonais obligatoire par exemple dans le cas du Japon. En proposant cette langue en langue vivante principale et avec toutes les activités extrascolaires qui tournent autour du Japon.
En s'adaptant. Certains jours fériés japonais sont respectés alors que ce n'est pas obligatoire. A la cantine il y a aussi une sensibilisation à l'alimentation japonaise...bref il y a plein d'exemples.

"Quels parents japonais enverraient leur enfant dans le lycée français si ce dernier ne donne aucun débouché au Japon ?"

Bah justement il donne des débouchés. C'est l'une des forces du système français, on a accès aux diverses facs à travers le monde par la suite car l'enseignement jouit d'une grande crédibilité et le niveau requis pour intégrer les différentes facs étrangères est là. Dans le cas du Japon la seule barrière pourrait être la langue mais grâce aux tests qui ne demandent que du bachotage ce n'est pas si compliqué que ça d'intégrer les facs et d'ailleurs de plus en plus d'étudiants étrangers viennent faire leurs études de A à Z au Japon sans difficultés particulières et sans forcément parler japonais au début. Leur plus grand problème d'ailleurs et au niveau financier et non scolaire. Beaucoup choisissent aussi les différents cursus proposés en anglais.

Beaucoup de parents japonais ou d'autres nationalités mettent leurs enfants au lycée français et dans les autres écoles internationales car justement ils veulent fournir à leurs enfants ce que l'école japonaise ne fait pas, soit une intégration à l'international et une éducation ouverte qui va les préparer à affronter le MONDE de demain.

"envoyer leurs enfants au lycée japonais débouchera avec une forte probabilité sur une éducation supérieure en France et non au Japon, ce qui est loin d'être sans conséquences, tant au niveau financier qu'au niveau de l'enfant (qui ne voudra pas forcément abandonner toutes relations sociales pour aller passer 3/5 ans en France."

Je ne suis pas sûre de bien comprendre? Peut être voulais tu dire lycée français?
Si oui comme dit plus haut cela ne va en rien les freiner où qu'ils veuillent aller. De plus dans le cas des familles japonaises ou mixtes il faut savoir que dans la plupart des cas la mère est japonaise, les enfants vivent surtout à la japonaise et le lycée est souvent la seule fenêtre sur l'éducation à la française. En parallèle ces enfants étudient aussi à la japonaise en allant par exemple au kumon, en apprenant leurs kanji, en participant à des camps ou Summer Schools japonaises etc...A la fin du lycée français certains veulent aller étudier à l'étranger mais d'autres restent au Japon sans difficulté.

Dans le cas d'enfants français (ou autre) de parents immigrés permanents au Japon, pas mal vont un temps à l'école japonaise de manière à devenir bilingues, d'autres font tout leur cursus dans le système japonais.... En fait tout cela dépend plus du cadre familial que du choix de l'école. Des parents qui voudront que leur enfant soit très bien intégré feront tout pour.

"Pour faire symple, le lycée français c'est si vous voulez envoyez vos enfants dans une université française, ce qui limite fortement la clientèle dans les pays développés (essentiellement les expatriés de passage)."

Pas du tout. Voir plus haut. Et surtout c'est toute la problématique du moment. Beaucoup de parents qui n'ont aucun lien avec la France veulent mettre leur enfant au lycée français pour diverses raisons. La demande devenait de plus en plus forte et les locaux trop petits. D'où le changement d'adresse et le changement du nom du lycée en lycée international. Pour s'adapter à ces familles où les parents ne parlent pas français et l'enfant n'évoluant pas au milieu de la culture française ils ont même créé ces classes pour accueillir les enfants qui ne parlent pas français à partir de 8 ans. D'habitude ces familles mettaient leurs enfants dès le plus jeunes âge pour un meilleur apprentissage du français mais certaines sont même intéressées pour les faire entrer plus tard malgré tous les inconvénients. L'école ce n'est pas seulement une langue et un cursus scolaire, c'est aussi une culture, un conditionnement, des liens, réseaux etc...
Par exemple je viens de faire la connaissance d'une famille d'australiens qui vont venir s'installer à Tokyo pour 3 ans pour le boulot, expatriés typiques, et qui avaient mis déjà en Australie leur enfant à l'école française et vont mettre le 2ème aussi parce que je cite "on aime bien l'éducation française très à cheval sur "ceci cela" et évidemment nous pensons que le fait que notre enfant soit francophone est un grand atout".
En dehors de la maison les enfants ont une éducation à l'australienne, les parents ne parlent pas français, ils seront complètement bilingues et n'auront aucun problème si plus tard ils veulent continuer leur scolarité en Australie.
Profile typique de familles non francophones qui mettent leurs enfants au lycée français.

Super-Jamon
"Et quand au mythe de "l'entreprise paie tout sans discuter" ça me fait rigoler
doucement..."

Ce n'est pas un mythe d'où les frais de scolarité spécialement pour les entreprises. Tous les expats ne sont pas assistés à ce niveau certes mais la plupart oui et c'est d'ailleurs unes des closes à absolument négocier pour qui veut s'expatrier car salaire mirobolant ou pas sortir 10 000 euros plus les frais annexes par enfants et souvent il n'y en a pas qu'un seul, ça ne se fait pas facilement. Surtout quand on vient d'un pays où l'école est gratuite et les payantes bien moins chères.

Maintenant c'est sûr certaines familles n'ont pas la scolarité payée par l'entreprise. Et bien il faut revoir les priorités, laisser tomber peut être le 100~200 m² dans la quartier huppé pour un mode de vie plus à la japonaise? Si on se le fait payer par l'entreprise essayer de négocier pour qu'une partie de l'argent économisée soit allouée à l'éducation etc....Laisser tomber la helper quand en plus la mère ne travaille pas ça fait économiser pas mal aussi. J'ai quand même vu des familles répondant à ce profil pleurnicher pour la fin de la mesure en disant qu'on leur mettait le couteau sous la gorge.

Pour les familles plus modestes en général le système de bourse marche plus ou moins. Il y a le Crous aussi, pas mal utilisé par les familles francophones qui elles ont décidé de mettre leurs enfants dans le système anglosaxon.



Portrait de achan

Quoi ?! Que madame se passe de sa helper philippine? Mais tu n'y songes pas?! ^^

Contra negantem principia non est disputandum.



Portrait de slv

La prise en charge par l'Etat français des frais de scolarité de l'ensemble des lycées français à l'étranger coutait 12 millions d'euros ce qui est une somme absolument énorme et donc devait être supprimé sans préavis deux mois avant la rentrée de septembre. Les considérations politico mesquines de justice sociale auraient pu être mises en veilleuses et attendre la rentrée suivante pour que tous les parents et les entreprises puissent prendre leurs dispositions.

La conspiration pour s'emparer du pouvoir, la manipulation pour le garder.



Portrait de Super_Jamon

achan : tout à fait d'accord, je cherchais juste à réfuter l'argument qui disait que de toute façon les expats ne rentrent pas en considération parce que tout leur est offert par leur boite, et de toute façon même si c'est pas le cas ils ont les moyens de payer...
Ce n'est pas parce que je pourrais être concerné par un telle aide (dans l'éventualité où je découvrirais que j'ai un enfant caché ^^) que j'y aspire.

A vrai dire les 12 millions évoqués par slv (je n'ai pas vérifié ce chiffre personnellement) seront les bienvenus dans les caisse de l'Etat, ça ne fait aucun doute, en revanche on aurait pu effectivement laisser aux gens le temps de se reconnaître au lieu de se précipiter pour convaincre (ou donner l'impression?) qu'on fait avancer les choses...



Portrait de achan

12 millions c'est pas grand chose mais les décisions ont aussi une portée symbolique qui est d'autant plus importante quand tu demande des sacrifices aux gens (ce que l'autre excité ne pouvait pas, ou plutôt n'a jamais eu envie de, comprendre).

Certes c'est sans doute ni la plus grosse ni la plus inutile des dépenses que l'on pouvait supprimer, mais c’est déjà une bonne chose. Le timing est mauvais, j'imagine qu'Hollande s'est fait presser par son aile gauche pour inclure cette mesure symbolique dans le budget en même temps que les autres mesures de rigueur moins populaires comme la hausse de la CSG.

"(dans l'éventualité où je découvrirais que j'ai un enfant caché ^^)" => Ah, ca! ce sont des choses qui arrivent, au Japon ^^

Contra negantem principia non est disputandum.



Portrait de Super_Jamon

Certes ce n'est pas grand chose, mais pas grand chose + pas grand chose + pas chose etc... ;-)

C'est vrai qu'on peut reprocher beaucoup de choses à Sarko, dont le fait de ne pas accorder d'importance aux mesures symboliques... on pourra aussi juger ce qu'il a fait en bien comme en mal, mais on ne lui reprochera pas de n'avoir rien fait...

On ne va pas commencer à juger Hollande, on verra dans 5 ans, mais les promesses de lendemains qui chantent, les euphémismes et les gestes symboliques ne font pas un bilan... Wait and see ^^

Sinon ce ont des choses qui arrivent, mais pas qu'au Japon ;-)



Portrait de vb2n

Je poste un avis vu de France, mais je me rappelle avoir vu un documentaire il y a quelques année sur LCP ou public Sénat qui m'avait assez convaincu de l'utilité des écoles française à l'étranger pour le rayonnement de la France, y compris pour les locaux. Par contre, ça a un coup. Sur ce sujet, ça serait bien d'avoir une politique au niveau de L'Europe pour des économies d'échelle.

J'avis lu samedi un texte qui me semble présenter assez bien le pourquoi l'éducation japonaise fonce dans un mur, mais qui du coup montre que le choix de faire payer l'inscription peut faire baisser le niveau d'éducation dans un contexte de baisse de démographie. http://www.nippon.com/fr/in-depth/a00602/ (bon, il y a les bourses pour compenser).



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