L'art des pêcheuses amas en péril

A Kuji, dans le nord du Japon, les dégâts causés par la catastrophe du 11 mars menacent une technique de pêche traditionnelle: la pêche des amas.

On les appelle « Ama » littéralement « femmes » de « la mer ». Au Japon, ces plongeuses pêchent en apnée depuis plus de 2000 ans, une tradition.

Elles sont surtout connues pour les perles qu'elles ramassent, mais les amas plongent aussi, et surtout, à la recherche d'aliments: algues, homards, pieuvres, oursins, ormeaux et huîtres (renfermant parfois des perles).

Chaque année, dans la région de Kuji, au nord du Japon, les spectacles de plongeuses organisés pour les touristes ont lieu entre juillet et septembre. Cette année, ils ont démarré avec deux semaines de retard.

Les dommages causés par le tremblement de terre et le tsunami ont été moins importants à Kuji que dans d'autres villes côtières. Toutes les plongeuses ont été épargnées mais une grande partie de leurs costumes et de leurs accessoires traditionnels a été perdue et le centre dédié à leur art, le Centre Ama Kosode, a été détruit.

La volonté de continuer

Malgré les dégâts, le groupe de 20 plongeuses spécialisées dans le spectacle de pêche traditionnelle d'oursins de mer, est bien déterminé à préserver son activité.

Lors d'une réunion regroupant les amas de la région, courant juin, leur volonté de reprendre les spectacles était plus forte que la crainte de voir déferler une nouvelle vague meurtrière.

« Nos prédécesseurs se sont battus pour que la tradition ama ne soit pas perdue, explique Hiroko Omukai, la présidente de l'Association des plongeuses ama, au Yomiuri. Nous ne pouvons laisser notre art se perdre. Et puis quand les visiteurs apprécient nos spectacles, cela nous encourage vraiment. »

Les pêcheuses se sont adaptées à la situation. L'Office de Tourisme de la ville a mis à leur disposition un local de fortune et les nageuses ont troqué leurs tenues traditionnelles pour de banales combinaisons des plongées.

Mais d'autres difficultés sont venues troubler le cycle de leurs représentions: les dispositifs censés briser les vagues ont été endommagés. Elles ne peuvent désormais partir en mer qu'une fois par jour.

De plus, les oursins qu'elles pêchent, qui étaient auparavant cuisinés pour les visiteurs, doivent être relâchés. Depuis la catastrophe du 11 mars, le quota de pêche de cette espèce a été réduit.

Cela fait 40 ans que Sachiko Kakehata est plongeuse ama. Elle a connu de bien meilleures conditions dans la pratique de son activité.

Cependant, les difficultés actuelles ne lui font pas baisser les bras: « Nos trois mois de représentations en mer rendent la ville vivante et attrayante. Sans cela, les habitants déprimeraient, c'est important que nous continuions. »

Comme elle, malgré ces complications, les autres amas gardent le sourire et la même vitalité qu'auparavant.

Malheureusement, elles ne sont pas autant sollicitées que les années précédentes. Durant l'été 2010, des spectacles étaient organisés chaque jour, à la demande des touristes. Elles plongeaient parfois plus de cinq fois par jour. Mais cette année, depuis le début de la saison, une seule réservation a été effectuée.

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Portrait de gotonin


Portrait de Rokall

J'avais vu un reportage tv sur ces Femmes de la mer, elles sont réellement impressionnantes de part leur motivation et leur envie de perpétuer la tradition.
J'espère de tout coeur que la situation touristique s'améliore pour leur bien.



Portrait de Shiki

oui je l'ai vu moi aussi, c'est vraiment moche ce qui leur tombe dessus.
Je partirai bien en mission humanitaire les aidees a remettre le pays sur pied =D

Pas mal ton blog, j'ai ose le regarder, ca me fait rire ce cote perver qu'on les japonais ^^ ils en font voir de toutes les couleurs a leur pauvres personnages



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