Le déclin de l'art du kimono
Les Japonais n'investissent plus dans les couteux et traditionnels kimonos, au grand dam des artisans qui voient leur profession disparaitre.
A Tokyo, le nombre de compagnies de production de kimonos est passé de 200 à une vingtaine en 30 ans. Même à Kyoto, une ville pourtant connue pour son entretien des traditions, les ateliers de confection de l'habit traditionnel ne sont plus si nombreux qu'autrefois.
A l'étranger, ce costume est l'un des symboles du pays du soleil levant, une image savamment entretenue par les médias, le cinéma et la littérature. Dans la capitale, le concours de Miss Kimono remporte tous les ans un franc succès et les mangas regorgent d'images féminines en habit traditionnel. Mais si l'immortalité du kimono semble assurée, certaines méthodes de confection, rares et anciennes, pourraient disparaître.
Une industrie en crise
« J'ai commencé à teindre des kimonos à l'âge de 12 ans » raconte Yasutaka Komiya au Telegraph. Le vieil artisan de 84 ans porte sur l'avenir de sa profession un regard désabusé. « Il y a quelques années, des centaines de personnes faisaient ce travail. Mais aujourd'hui ? Nous ne sommes plus que trois familles au Japon à maîtriser cette technique. »
Ce n'est pas une nouveauté, l'industrie du kimono est en crise. A l'heure où la plupart des jeunes préfèrent le jean à la soie, l'habit traditionnel japonais se vend mal. Et en ces temps de crise, la plupart des jeunes préfèrent acheter un kimono d'usine, bien moins cher, pour les fêtes traditionnelles.
Un véritable kimono artisanal coûte entre 180 000 et 1 million de yen (entre 1 730 et 9 700€). Mais du cocon à la soie, de la teinture à la broderie, l'art du kimono est multiple et nécessite l'habileté de nombreux artisans, spécialisés dans leur domaine. Ce sont aujourd'hui ces techniques particulières qui sont menacées. Et les artisans tirent la sonnette d'alarme : ils se font vieux, et leur art pourrait disparaître avec eux.
La disparition de savoirs-faire millénaires
A Tokyo, M. Komiya est le seul artisan maîtrisant la technique difficile de la peinture d'or sur kimonos. Le gouvernement japonais, qui s'enorgueillit de cet héritage culturel « vivant », lui a alloué des subventions afin qu'il transmette sa technique à son fils et aux générations futures. Mais tous n'ont pas cette possibilité. Dans les montagnes de la préfecture de Niigata, une méthode particulière de tissage du chanvre pourrait disparaître à la mort de ses cinq dernières héritières.
Pour Shigeru Tezuka, manager du plus ancien magasin de kimonos de Tokyo, le Mitsukoshi, la survie du kimono passera par la mode. « Nous essayons de séduire les clientes avec des produits plus modernes, des designs plus contemporains aux couleurs vives et aux prix attractifs. » explique-t-il au Telegraph. « Nous essayons également de nous associer à une célèbre marque italienne pour produire des sacs assortis aux kimonos. »
La mode sauvera-t-elle pour autant les anciens savoir-faire ?
Kim Jong-il, les derniers jours d'un dictateur - Un Documentaire exceptionnel
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On en trouve toujours des Kimonos au Japon. Certes, le métier est en crise mais vous avez vu les prix des kimonos ? Un kimono complet c'est minimum 3000 euros...
Visitez mon blog osé :
http://www.japonweird.com
Le kimono n'est pas adapté à la vie moderne et à la condition de la femme aujourd'hui.
Le prix est justifié par un travail manuel et des matières haute qualité.
Il faut le comparer au tailleurs en Europe qui font du sur mesure et qui disparaissent à cause du prêt à porter.
C'est plutôt le marché qui est en déclin.
Bonjour chez vous!
http://www.youtube.com/watch?v=Td4pqnCCo0M
Le problème fondamental est son coût. S'il était plus abordable, nul doute qu'on le verrait porté plus souvent.
Son usage est lui toujours justifié en ce qu'il différencie au lieu d'uniformiser, dynamique clairement à l'œuvre à l'échelle planétaire, occident excepté.
Quant au barratin sur les conditions de la femme, c'est vraiment ringard à un point qu'on se croirait revenu dans les années 70. Argumentaire usé jusqu'à la corde et qui ne satisfait guère que les septuagénaires nostalgiques de 68.