Les "mariages sans sexe", problème de santé publique au Japon
Les couples mariés japonais ne font pas assez l'amour, une mauvaise habitude qui pourrait avoir des conséquence sur la natalité, la santé et même la criminalité. De quoi inquiéter le Japan Times et ses lecteurs, qui dénoncent un tabou médiatique.
Qu'est-ce qui cloche dans les couples japonais ? La question a été l'objet de beaucoup d'attention ces derniers temps. Il faut dire que jusqu'il y a quelques années, la vigueur des valeurs familiales étaient une des fiertés du pays, politiques et analystes la présentant même comme un des atout nippon dans la compétition internationale.
Depuis, les chiffres du mariage sont en chute libre, ceux de la natalité ne veulent toujours pas décoller, et chaque donnée sur ces questions est passée au crible par la presse, trouvant souvent un écho international. La catastrophe du 11 mars avait par exemple engendré un boom de l'industrie du mariage, mis en lumière par des médias alors friands de nouvelles optimistes.
Le phénomène ne dura qu'un temps et plus récemment, c'est le rejet de l'institution par les jeunes Japonaises qui fait l'objet d'une longue analyse de the Economist. A travers les causes et les conséquences de ce désamour, le journal anglais dresse un tableau alarmant des rapports hommes-femmes dans le pays. Indépendance financière féminine contre conception machiste des relations entre époux, cet état des lieux omet toutefois une question importante, celle des habitudes sexuelles.
« Les mariages sans sexe mettent en danger l'avenir de la nation »
Un tord qu'entend redresser le Japan Times, dans une colonne qui a soulevé un flot de réaction de ses lecteurs. L'auteur s'attaque à ce qu'il considère comme un problème social majeur du pays, qui pourrait « mettre en danger l'avenir de la nation » : le manque de sexualité entre époux.
Un constat qui s'appuie sur une étude du ministère de la Santé : presque 35% des couples nippons vivent un « mariage sans sexe », d'après la définition qu'en donne la Société Japonaise des Sciences Sexuelles (moins d'un rapport sexuel par mois).
Un mariage sans sexe, où est le problème ? Le problème, c'est d'abord que ce sont pas un mais une proportion importante des futons qui restent froids tous les soirs. Certaines conséquences sont évidentes, et en premier lieu en terme de natalité. Le sujet n'est pas pris à la légère au Japon, à qui les analystes prédisent un désastre démographique dans les années à venir.
Le taux de fécondité y est un des plus bas du monde, et si la politique démographique a été un des thèmes majeur de campagne des dernières élections nationales, jamais le problème n'a été évoqué sous cet angle. Pas non plus d'ailleurs de commentaires publiques sur les effets néfastes d'un déclin de la sexualité sur la santé et du moral, pourtant scientifiquement avérés.
"Se saisir du problème"
Car l'absence de relation sexuelle est difficilement vu comme un problème au Japon. Voire même le contraire : dans les année 90 le « sekkusuresu », le fait de tenir son mariage abstinent, était même loué par les média. Aujourd'hui encore, il est vu comme une conséquence naturelle du mariage et de l'apparition d'un enfant. « Pas besoin d'appât pour un poisson déjà ferré », disent les plus cyniques.
Les lecteur du Japan Times, dont certaines des réactions ont été publiées, vont même plus loin. Pour Charuzu Kuringumanu, c'est un tabou médiatique et culturel qui empêche cet enjeu de santé publique d'être traité. Il préconise aux Japonais de se « saisir du problème des mariages sans sexe comme les Américains se saisissent de l'obésité ».
Et pour cela d'en identifier les causes, comme « l'obsession de la réussite de l'enfant, au détriment de la vie de couple et de l'intimité », à en croire l'analyse d'un autre lecteur.
Santé publique et criminalité
Sans jamais faire de leur cas un exemple, certains insistent sur le fait que ces abstinences sont rarement le fruit d'une volonté commune, mais supporté dans le silence par un ou les deux époux. Une situation génératrice de frustrations, qui, à cette échelle qualifiée « d'épidémique » ne peut qu'avoir des effets dans les relations sociales.
Le Guardian n'hésite d'ailleurs pas à faire le lien avec la hausse de la criminalité et évoque une solution à court terme au problème. Des cliniques spécialisées mettent en contact des « volontaires sexuels », frustrés par leurs relations conjuguales. Ils s'administreront mutuellement des soins palliatifs dans des "love hotels", sans que toutefois le dysfonctionnement de leur couple ne soit traité.
Si une minorité de lecteurs réfute en bloc et accuse l'auteur de « divaguer » en mettant sur papier ses propres frustrations, le besoin de communication sur ces questions paraît fort. Selon une autre étude mené récemment par la marque Durex, seulement 15% des Japonais se déclare satisfait de leur vie sexuelle : le taux le plus bas du monde.
A Lire aussi : Sexe & mariage : les gens ont "envie de vivre" au Japon
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hmmm, "mariage sans sexe", ça me semble un vaseux comme traduction... Y'avait pas un mot français pour dire ça ? Mais sur le fond, le problème est pas mal intéréssant. Mais c'est quoi les explications ?
il n'y a pas de mot pour "mariage sans sexe" en français, parce qu’en français rien n'est "sans sexe" ^^
"mariage blanc" a la limite, mais ça ne colle pas tout a fait.
この世はでっかい宝島
"Le Guardian n'hésite d'ailleurs pas à faire le lien avec la hausse de la criminalité et évoque une solution à court terme au problème. Des cliniques spécialisées mettent en contact des « volontaires sexuels », frustrés par leurs relations conjuguales. Ils s'administreront mutuellement des soins palliatifs dans des "love hotels"[...]"
Je suis volontaire :D.
Visitez mon blog osé :
http://www.japonweird.com
attend quand meme de voir les candidates avant de signer ^^
この世はでっかい宝島
Je ne suis pas très difficile :D.
Visitez mon blog osé :
http://www.japonweird.com
Les 74.000 salon de "massage" au m² y sont peut-être pour quelque chose, il ont le choix entre une jeunette kawaii tout plein, et leur femme de 40piges, qu'ils ne voient pas souvent de toute façon (travail, occupation après travail, voir pachinko dans certain cas)
Enfin, je compte sur eux pour crée un robo qui pond des japonais sur demande comme ca le problème sera réglé :p .
Le mariage sert le statut social. Les plaisirs du sexe se trouvent ailleurs avec des partenaires hors mariages. C'est comme ça que ça fonctionne depuis longtemps au Japon et personne ne s'en est plains jusqu'ici.
Pour les femmes trompées et délaissées, j'imagine que ça a toujours posé problème et qu'on ne s'en aperçoit que maintenant. Pour les maris, c'est sur, ils ne voient pas ou est le problème. On ne voit pas pourquoi ils se plaindraient du fait qu'on les laisse consacrer leur salaire a des prostituées plutôt qu'a leur famille.
La récente attention sur le problème ne vient elle pas surtout de ce que l’adultère ne produit presque pas d'enfants? Or c'est de ça que le Japon a besoin en ce moment. Sans compter qu'il a été démontré que le sexe fait beaucoup pour la paix des ménages.
この世はでっかい宝島
Mmm les femmes ne sont pas en reste en ce qui concerne l'adultère au Japon. Ce que nous occidentaux nous voyons systématiquement comme une situation subie ne l'est pas forcément non plus ici. Voilà aussi pourquoi on n'entend pas trop de plaintes. En général elles tiennent la bourse aussi et à la belle époque rien de plus facile de ramener l'argent à la maison et d'entretenir une "girlfriend" ou de pavoiser dans les kyabakura. Avec la crise c'est beaucoup plus dur des 2 côtés et là pour le coup plus de gens se mettent à parler.
Peut-être que la majorité des mariages sont des mariages sans amour, juste un intérêt personnel égocentrique.
Autrefois les femmes n'avaient aucune indépendance financière, elles étaient obligées de supporter toutes les frasques de leur époux sans broncher, il était le maitre mais depuis quelques années elles se sont émancipées et ont leur mot à dire, cette révolution silencieuse de la famille japonaise s'accompagne de l'augmentation rapide du niveau de vie et a comme corollaire la surconsommation des bien et services que l'on peut gouter en solitaire.
Quand tout va bien, que l'économie est florissante, on pense souvent que c'est à cause du génie national, que sont système est le meilleur et on ne cherche pas les raisons de son succès, s'il y a de la casse, elle passe par les pertes et profits et tant que les profits sont supérieurs personne ne s'inquiète, ce n'est que lorsque les affaires vont moins bien que l'on aperçoit les problèmes qui existaient pourtant avant aussi. Le Japon est comme ça, il a un peu trop cru à son génie national.
Comme le dit achan, jusqu'à peu personne ne s'en alarmait, la prostitution et l'adultère sont bonne pour le commerce, l'argent tourne et c'est qui est important mais c'est une économie à court terme et stérile pour le pays.
Bonjour chez vous!
http://www.youtube.com/watch?v=Td4pqnCCo0M
En raison d'un problème technique, certains commentaires n'ont pas pu être publiés. La rédaction les reposte ci-dessous, en remerciant tous ses abonnés de leur compréhension et de leur participation.
achan a écrit
23/10/2011 :
"il y a quelques années, la vigueur des valeurs familiales était une des fierté du pays, politiques et analystes la présentant même comme un des atout nippon dans la compétition internationale."
Et a l’époque il devait bien y avoir un maire de Tokyo pour prétendre que c’était dans leur ADN...
この世はでっかい宝島
Affreux Jojo a écrit
23/10/2011 :
Un petit peu plus de considération pour l'oeuvre eternelle d'Ishihara san, s'il te plaît.
Irrespectueux au possible.Sasu ga Gaijin...^^
Ils sont dans le vrai en disant que le ""sexless" made in Japan fait chaque année parler de lui, bientôt on en fera un cliché.Amusant, pas mal inquiétant aussi.
TVIP a écrit
23/10/2011 :
Tiens c'est la 1ère fois que je vois dans les médias étrangers qu'on fait la distinction entre le fait de ne pas avoir de rapports sexuels, et de ne pas avoir de rapport sexuels avec son partenaire officiel.
Par contre dommage que le lien entre hausse de criminalité et baisse de la natalité n'ait pas été développé.
je suis francais marie a une japonaise depuis 3 ans et je fais partie de ses couples a probleme. En gros, des relations 1 ou 2 fois par an, depuis mon mariage. Beaucoup de raisons a cela. Mais il est clair que mon integration plutot reussie dans la societe japonaise m'a transforme et qu'une telle chose n'aurait pas pu m'arriver en France.. J'en suis le 1er a en souffrir..
Peut-etre parce que l'amour n'existe pas au Japon.
Bonjour chez vous!
http://www.youtube.com/watch?v=Td4pqnCCo0M
ce n'est pas parce que vous n'avez pas trouve l'amour au Japon, qu'il n'existe pas!! Apres 30 ans de vie comune avec mon mari japonais, l'amour existe toujours, et reciproquement. Ce n'est pas une question de nationalite, mais de personalite.
1) peut-être indique que j'émets une hypothèse.
2) je sais faire la part entre ma vie et mon expérience et celle des autres, c'est ce qui fait la différence entre l'égocentrisme, vous, et l'individualisme, moi.
Pour appuyer mon hypothèse, j'aimerais ajouter que l'amour au Japon est une notion récente ainsi qu'une recherche plus poussée de l'égocentrisme permet de mieux comprendre les relations et le comportement des japonais entre eux.
Bonjour chez vous!
http://www.youtube.com/watch?v=Td4pqnCCo0M
Tokyogaijin, il y a quand même pas mal de différence entre un couple mixte dont la femme est française et un autre où la femme est japonaise... Ne serait-ce dans la durée de mariage...
Exister est un fait. Vivre est un art.
Pourquoi une telle chose n'aurait pas pu vous arriver en France?
Différents facteurs m'ont causé des problèmes sur les plans professionnel et social, notamment liés à la gestion du stress. Pour dire les choses plus clairement, si j'avais étais en France je me serais séparé de mon partenaire (ou ne me serait pas marié) après de très longs mois sans relation intime. Mais ici, j'ai tout seulement agi comme pour cacher les problèmes, vous savez, le "tout va bien" en façade, et derrière on attend juste que le temps passe.. Je rassure tout le monde, je vais mieux depuis. Ce qui est sûr ce que j'ai beaucoup changé depuis que je suis au Japon, et j'ai eu tendance à me japoniser : dissimuler les problèmes plutôt que de les régler, penser de manière hyper-rationnelle, utiliser des formules de politesse à tord et à travers, faire preuve d'humilité et toujours chercher l'approbation de mon chef, se comporter comme un goujat avec me femme, etc.
C'est surtout une fois qu'elles sont mères, elles ne sont plus femmes... Les époux passent en second plan.
Exister est un fait. Vivre est un art.
Bref, le sexe ne sert que pour attraper le bon pigeon et pondre SON œuf, bien au chaud dans le nid.
Bonjour chez vous!
http://www.youtube.com/watch?v=Td4pqnCCo0M
Quelle belle métaphore!
Oui slv c'est exactement ça.
Exister est un fait. Vivre est un art.
Mais que se passe t-il nos chers maris gaijin? Ne jouez vous donc pas votre rôle de prince charmant venant tirer la femme japonaise de sa triste condition? Quand on interroge les japonaises à savoir pourquoi elles veulent à tout prix un mari étranger (comprendre non asiatique), échapper à ce schéma est l'une des raisons qui revient systématiquement. Serait-ce donc un mensonge? Que se passe t-il entre les grands rêves d'un mariage épanoui et la grande désillusion? La pression de la société est trop forte? Les maris étrangers se japonisent?
L'intervention de françaisjaponais et d'autres m'intrigue.
Et même avant le mariage.
http://www.japantoday.com/category/national/view/61-of-single-men-aged-1...
Bonjour chez vous!
http://www.youtube.com/watch?v=Td4pqnCCo0M
Parmi les 18-34 ans 61% de célibataires hommes et seulement 49% de filles: vu qu'a priori les 12% de différence ne sortent pas avec des lycéens, il doit y avoir des ojisans qui doivent bien s'amuser ^^
この世はでっかい宝島
Bien :/
C'est rassurant vos messages à propos de japonaises qui recherchent un étranger pour le confort du foyer et de faire un enfant...
Merci pour le lien slv.
Achan, ce ne sont pas 12 mais 29.8% de différence, si je ne me trompe pas. En effet, les hommes sont plus nombreux que les femmes dans cette classe d'âge (calcul réalisé à partir de la pyramide des âges de 2009 http://ja.wikipedia.org/wiki/%E6%97%A5%E6%9C%AC%E3%81%AE%E4%BA%BA%E5%8F%...).
Sans faire de la psychologie à deux francs, on peut quand même avancer plusieurs facteurs qui tendent à expliquer cet écart, mais sans moyen de les prouver ça ne reste que de la spéculation...
Par exemple, il aurait été plus utile d'avoir les taux avant et après trente ans, qui sont certainement très inégaux chez les femmes. Même si cela commence à changer, j'ai l'impression que c'est toujours la course chez les femmes pour se marier avant 30 ans, âge à partir duquel elles commencent à être considérées comme difficilement casables, ce qui effectivement peut faire le bonheur de certains ojisan...
Peut-être faut-il également s'interroger sur le terme de "petit(e) ami(e)" (je ne sais pas quel terme a été employé dans l'enquête), et la définition, peut-être différente, que peuvent en avoir les hommes et les femmes.Il me semble que cela désigne une relation "officielle dans la société", quasi institutionnelle, et n'inclut pas les partenaires avec lesquels on ne se sent pas forcément engagés.
De plus, cela reste un sondage au Japon, et même s'il est anonyme on sait qu'il est peu pertinent de compter sur la bonne foi des sondés, qui peuvent avoir tendance à répondre ce qui est considéré comme socialement correct, même si ce n'est pas la vérité.
Témoignage (un peu long, excusez-moi) :
Je trompe ma femme depuis trois semaines et si je n'y ai pas encore trop réfléchi parce que c'est tout neuf et surtout parce que l'on est deux sur le coup (ma nouvelle copine et moi), je n'ai à priori pas l'intention de m'arrêter, mais...
Avant de m'étendre (si je puis dire) davantage, je vais commencer par une question à Achan :
Qui de la poule ou de l'oeuf ?
En effet, est-ce que c'est l'adultère qui entraine le manque de rapports (sexuels certes, mais pas uniquement) ou au contraire, c'est le manque de rapports (idem) qui entraine l'adultère ?
En ce qui me concerne, c'est la seconde solution qui caractérise le devenir de mon couple !
Comme le dit l'article, « ces abstinences sont rarement le fruit d'une volonté commune, mais supportées dans le silence par un ou les deux époux »
Dans mon cas, je dirai que c'est supporté par un seul, à savoir moi-même, puisque c'est bien ma femme qui, tout autant dans le silence, et j'ajouterai dans un silence froid, voire calculateur, a réussi à "m'imposer" l'abstinence. On a beau essayer, mais quand l'autre ne veut plus, il n'y a rien à faire. Je n'ai pourtant jamais essuyé aucun refus jusqu'au dernier rapport, mais lorsqu'on arrive à un point où on a l'impression de faire l'amour à une poupée gonflable, ça ne donne plus forcément envie de continuer et en l'occurrence, ça m'a tout naturellement coupé mes envies et c'est sans savoir trop que dire que je me suis retiré de la course.
En fait le premier refus, je l'ai essuyé quelques années plus tard quand, percevant un semblant de réchauffement des relations, et un peu las de ma traversée du désert, j'ai osé une petite tentative...
J'ai bien dit quelques années plus tard !
En fait, ma femme et moi, nous sommes mariés depuis 18 ans et il s'est passé 2760 jours entre notre dernier rapport conjugal et mon premier rapport extra-conjugal... Tout en écrivant ça, je suis en train de me demander si je ne peux pas prétendre à une place dans le Livre des Record (en tout cas, je ne souhaite à personne ni de battre ce record, ni même de s'en approcher !!!)
Je comprends donc Françaisjaponais et je dois avouer que moi aussi, je me suis sérieusement tatamisé (ou japonisé) pour arriver à une telle endurance. Mais par ailleurs, aussi bizarre que cela puisse être, les relations avec ma femme (autre que physiques puisque celles-ci n'existent pas... même le simple fait de la frôler par inadvertance crée un recul automatique chez elle) ne sont "pas particulièrement mauvaises".
Mais bon, malgré ces relations "pas particulièrement mauvaises", j'ai décidé d'essayer de profiter un peu des quelques années où je suis encore à peu près en forme qu'il me reste pour reprendre une activité un peu plus "normale de mâle".
Ceci dit, il reste à aborder un autre problème : que se passera-t-il si ma nouvelle relation est découverte ?
Je viens de tomber sur un ami que je n'avais pas revu depuis son mariage et voilà son histoire en bref : après quelques années de mariage, les rapports conjugaux physiques avec sa femme se sont progressivement étiolés jusqu'à disparaitre... et comme cet ami n'a pas eu autant de patience que moi, il a cherché et trouvé chaleur ailleurs... bien mal lui en pris puisque lorsque son épouse a découvert la chose, elle a emmené la concurrente au tribunal et cette dernière à dû débourser 5 millions de yens !!!
Eh oui, au Japon l'époux "trahi" (mais que peut vouloir dire trahi dans certaines situations ?) peut trainer en justice la personne concurrente. De plus, dans le cas de mon ami, son épouse ne veut plus de lui à la maison, ne veut plus qu'il voie ses deux enfants de 5 et 1,5 ans (au Japon, c'est possible d'interdire à l'autre de voir ses enfants...), mais ne souhaite pas divorcer !!!... Ça dure depuis plus d'un an. Le pied, non ?!
Dans mon cas, c'est moi qui nourrit complètement la famille puisque mon épouse ne travaille pas. Et comme j'ai tenu un peu plus le coup, nos deux enfants sont lycéens, c'est-à-dire bien assez grands... et en plus, le second est handicapé. Bref, si ma femme surprend ma nouvelle relation (si tant est que celle-ci dure), je ne vois pas quel avantage elle aurait à y mettre des bâtons dans les roues. Aura-t-elle l'attitude des trois singes : ne rien voir, ne rien dire, ne rien entendre ?... Sait-on jamais !!!
La relation extra-conjugale que je viens de commencer est arrivée sans que je ne la cherche (c'est peut-être les meilleures...), mais avant cela, il y a deux ou trois ans, j'ai essayé à deux reprises de me lancer dans l'adultère. J'ai eu tour à tour dans mon entourage deux femmes du même âge que la mienne, également mariées et également avec deux enfants, mais ça n'a pas marché... Nous étions pourtant arrivé à une certaine intimité et c'est dans ces moments d'intimité qu'elles m'ont les deux dit qu'elles n'avaient plus de rapports physiques avec leur mari (sauf une quand par hasard le mari en avait envie, c'est-à-dire rarement), mais surtout qu'elles n'aimaient pas les rapports sexuels... Ma nouvelle copine a le même âge (quarantaine passée), mais n'est pas mariée et n'a pas d'enfant... par contre, heureusement pour moi... oh et puis tiens, je vous laisse deviner la suite !
Roannais
Je ne savais pas qu'on pouvait refuser a un conjoint de voir ses enfants sans divorcer. Quelqu'un est renseigné a ce sujet? Par exemple, si cet homme choppe ses enfants a la sortie de l’école et les emmène chez lui, c'est pas un enlèvement puisqu'il est leur père. Et qu'est ce que sa femme peut faire contre ça? (sans forcement se limiter au cas "gaijin contre japonais" puisque dans ce cas la c'est vite plié: le gaijin a zéro droit)
この世はでっかい宝島
Je pense qu'elle peut simplement aller au tribunal... Dans le cas "d'enlèvement" par le conjoint de(s) enfant(s), visiblement, il ne faut pas trainer à réagir sinon la justice prend en compte d'abord le temps que l'enfant a passé avec "l'enleveur" qui quoi qu'il arrive aura d'autant plus gain de cause que l'autre aura tardé à réagir... du moins, c'est ce que j'ai cru comprendre !
Roannais
Surtout qu'étant adultère, il a déjà pas grand chose pour lui à la base...
この世はでっかい宝島
" Les Japonais ne deviennent pas adultes, ils vieillissent seulement"
Je ne sais plus qui a dit cette phrase mais il me semble qu'elle correspond assez bien à beaucoup de Japonais et Japonaises. Serait-ce la culture ou l'éducation, on dirait que chez beaucoup d'entre eux le développement des sentiments, de l'affectivité s'est arrêté à l'enfance. Comme chez l'enfant l'émotivité incontrôlée, le gout du jeu (même cruel), l'égocentrisme et le narcissisme, le désir de possession, l'irresponsabilité et l'inconscience des actes sont présents et s'accentuent souvent avec l'âge. J'ai l'impression que cette immaturité se retrouve aussi dans les rapports du couple et qu'il y a une incapacité à vraiment aimer autrui, une incapacité qui se cache sous une fausse timidité mais une vraie protection qui empêche de se donner totalement à l'autre et d'en prendre le risque conscient.
C'est aussi ce comportement "enfant" qui, je crois, plait beaucoup ( aux étrangers aussi, surtout au début) mais qui est lourd de conséquences et engendre les problèmes d'incompréhensions dans le couple.
Comme Kankei le disait au début, la société japonaise fonctionne de cette façon depuis très longtemps et chacun fait ses petites affaires en douce et comme dans le business d'entreprises le tout est de ne pas se faire prendre ou de faire de révélations ( voir Olympus et Daio) car après tout, au Japon, les problèmes n'existent que si l'on en parle.
Nouvelle étude sur les relations de couple au Japon.
http://www.japantoday.com/category/national/view/husbands-who-take-activ...
Bonjour chez vous!
http://www.youtube.com/watch?v=Td4pqnCCo0M
"Masumi Sugawara, a lecturer at Ochanomizu University, who participated in the research project said, “It would seem that nowadays men’s busy working schedules are adding to the difficulty of raising children and exacerbating the feelings of loss of love reported by women. We can conclude that it is important for both husband and wife to express their gratitude to their partner and to find ways to help each other. Sharing the burden of raising children is the secret to maintaining love in one’s marriage.” "
C'est bien gentil tout ça, mais comment on fait si le système entier ne le permet pas? S'il n'y a pas une refonte du système en entreprise je vois mal comment les pères pourront être plus présents. En devenant freeter?